mercredi 7 janvier 2026

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Au CPAS, l’humiliation et la colère

Voici 2 témoignages postés sur Facebook. Ils ont été posté par Bernadette Schaek. Bernadette Schaek est une experte en droits sociale. Depuis des années, elle milite dans l’Association de défense des allocataires sociaux.

L’humiliation en plus

Appelons-la, Véronique

Véronique a 62 ans, exclue du chômage au 1er janvier 2026. Elle est en très mauvaise santé. Elle a eu du mal à faire la démarche d’introduire une demande au CPAS. Elle ne s’était jamais imaginé qu’elle en arriverait là un jour. Elle doit fournir ses extraits de compte des 3 derniers mois. Elle ne comprend pas pourquoi.  Elle se sent “mise à nu”, considérée comme une moins que rien.  Elle a dû aussi subir une visite à domicile. Elle ne comprend pas pourquoi. Heureusement, la visite ne fut pas intrusive comme elles le sont trop souvent. N’empêche, elle ne comprend pas pourquoi elle a dû subir cela.

Elle ne sait pas m’en parler sans pleurer, et moi, ma foi…

Combien de chômeurs en fin de droit vont-ils vivre ce sentiment d’humiliation, de déchéance ? Il n’y a aucune honte à être amené à introduire une demande au CPAS.  Mais c’est tellement ancré dans les mentalités ! Et certaines pratiques de trop de CPAS sont effectivement humiliantes. Il va falloir agir aussi là-dessus.

“J’ai arrêté mes études et j’ai trouvé un travail.”

Appelons-la Françoise: “J’ai arrêté mes études et j’ai trouvé un travail.”

Quand ce CPAS, avec plus de 4 mois de retard, passe enfin le dossier de prolongation du revenu d’intégration au Comité spécial, les Conseillers “Colombo” découvrent qu’elle a payé en une fois le loyer d’un an pour son kot.

Comment ça ? On la laisse 5 mois sans revenus et elle sait payer un an de loyer d’un coup ? Ca sent la grosse fraude ?! Alors on l’enquiquine. Elle doit s’expliquer. Elle doit fournir des preuves et encore des preuves. Elle doit fournir tous ses extraits de compte depuis qu’elle n’est plus aidée par le CPAS.

Elle explique qu’elle a emprunté auprès d’un ami pour payer une partie du loyer. Le reste, grâce au solde de la bourse d’études. Chez ce propriétaire, si tu n’as pas de garant, tu dois payer un an de loyer, sinon, pas de bail.Tout cela est prouvé. Le bail le prouve. Nouveau retard pour l’examen du dossier suite à la poursuite des investigations. Françoise dit: ” Je n’ai plus aucun espoir et aucune force d’aller en justice.”

Elle arrête ses études. Exit le bac pour un emploi précaire. Ce n’est pas la première fois qu’une personne qui est restée sans revenus pendant tout un temps à cause du CPAS doit encore prouver comment elle a survécu.

Bernadette Schaeck conclut: Je suis en colère !

Pour comprendre et pour se défendre! Association de défense des allocataires sociaux

3 exercices en word avec leur correction

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