Un jardin pour repartir


 Cahiers  Une brique dans le ventre
Le 1er novembre 2008 | |  3 messages


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Permettre à des personnes précaires de retrouver le goût de choses toutes simples mais essentielles. Les aider à retrouver la fierté de faire pousser des légumes pour se nourrir. De fabriquer des cabanes pour s’abriter. De retrouver aussi le goût de la vie en société…

Et si, pour repartir dans la vie après la rue, on avait d’abord besoin de retrouver l’envie de faire ? Et pourquoi pas autour d’un jardin ? C’est l’idée de Denis Uvier qui mène le projet Jumet la Jolie. Ce projet a récemment reçu le soutien du Fonds Mestdagh et du CPAS  .

Denis Uvier est éducateur de rue à Solidarités Nouvelles. Depuis longtemps, il mène des actions avec les sans abri. La rue, il a connu : les foyers, la violence, la bouteille qui fait oublier. Les sans abri, il connaît aussi. Avec eux, il a mené des actions-chocs pour faire avancer le droit au logement. Il a monté des tentes sur les quais de Sambre à Charleroi. Il a aussi construit avec des SDF un village de cabanes, sur un terril.

Un jardin communautaire

Le projet qu’il mène actuellement à Jumet Heigne porte un bien joli nom. Jumet la Jolie. L’idée du projet est partie d’un terrain en friche de 17 ares. Solidarités nouvelles est propriétaire de ce terrain. Ce terrain est attenant à une maison occupée par d’anciens sans abri. Mais il ne mérite pas le nom de jardin. Et si de cette friche, on faisait un jardin pour la communauté ? Quelque chose dont chacun pourrait tirer de quoi se nourrir ? Et quelque chose d’agréable à regarder ?

Mais pour y arriver, il faut s’impliquer. Participer, retrousser ses manches : d’abord défricher, déblayer… Il faut aussi des outils. Une faux à main, puis une débroussailleuse empruntée… Et la friche commence à ressembler à un début de quelque chose. Un début qui donne envie aux occupants de la maison, et aux habitants du quartier de participer et de s’impliquer. L’un amène des graines de fleurs ; l’autre a des pousses de salade… L’idée du jardin collectif est née. Cette bien belle idée obtient un soutien de 17 500 euros du Fonds Mestdagh et de 250 euros du CPAS. Cet argent sera utilisé pour acheter des outils indispensables. Il faut plusieurs bêches, plusieurs râteaux, des machines quand on travaille à plusieurs dans un jardin…

Des abris qui respectent la nature

Se remettre en mouvement, c’est en effet très important pour des personnes qui ont vécu longtemps à la rue. La vie à la rue, c’est perdre le goût de faire des choses et d’en être fier. Le travail au jardin en donne l’occasion. Et avec un résultat concret et presque immédiat.

En partant de ce début d’activité, l’éducateur veut aller plus loin. Sur le terrain, il veut construire des yourtes et des igloos en bois… Des abris qui ne seront pas des logements permanents mais plutôt des espaces de repos communautaires. La particularité de ces abris, c’est qu’ils seront construits avec des matériaux de récupération. Leur construction respecte donc l’environnement. Leur fonctionnement aussi respectera la nature. Ces abris seront équipés de toilettes sèches et d’une station de phytoépuration…


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Vos commentaires

  • Tartuffe

    Le 17 mai 2012 à 10:25

    Après avoir fait son jogging ,le pt nicolas et sa famille sont partis à Marrakech ds leur somptueuse demeure ,ils ont décidé de manger Hallal et de se faire des amis musulmans.

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  • rosalie

    Le 24 avril 2012 à 12:48

    Je rêve d’y passer mes vacances.
    Super vacances avec vue sur carottes et salades,un pt verre de vin ,un saucisson ,du pain sortant du four chauffé au bois et mon bouquin
    Une petite bassine d’eau fraîche et un bel arbre gentil comme compagnon.
    Et surtout la paix.

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  • sabrina

    Le 1er août 2009 à 21:44

    Bonjour, je connais denis uvier et il est génial je suis ancienne sdf,j’étais toxicomanes et denis m’a aider beaucooup et heureusement qu’il y a des éducateurs comme lui, car sans eux beaucoup resterais dans la misere.
    Moi maintenant grace a lui je me suis frayer un chemin parmi les problèmes, et je me suis prise en main maintenat je veux etudier comme educatrice et je me suis inscrite.
    Maintenant je suis seine d’esprit,encore merci denis.Sabrina

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