J’ai assuré et j’essaie d’assurer

Sylvia Decot

 Cahiers  Alphabétisation, un droit pour tous
Le 7 septembre 2015 | Mise en ligne : Lydia Magnoni

J’ai suivi une formation en psychopédagogie psychopédagogie manière d’enseigner basée sur le développement de l’enfant (ou de la personne) et de son esprit dans les différentes étapes de l’apprentissage . Mais comme je ne trouvais rien dans ma branche, j’ai travaillé dans les assurances grâce à un ami. Je pensais y rester seulement quelques mois, le temps de trouver autre chose. Pour finir, j’y suis restée 13 ans.


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Pendant mes années dans les assurances, j’ai occupé des postes différents : la production, la gestion des dossiers décès, la gestion des clients, le recrutement. Je donnais une formation aux nouveaux employés et je faisais leur suivi. C’est ce que je préférais.

Licenciement brutal

En septembre 2013, coup de massue : restructuration économique et licenciement collectif. La panique et le désarroi t’envahissent. Une impression de fin du monde. Et puis tu relativises …

Il m’a fallu six mois pour encaisser : j’étais tellement déçue que je ne voulais plus retourner dans le secteur des assurances. Mais en février 2014, je me suis enfin sentie prête à retourner sur le chemin du travail.

Retour aux sources

Ce que j’aimais le plus dans mon ancien boulot, c’était de former les nouveaux employés. J’aime partager des connaissances et des expériences. C’est cela qui m’a donné l’envie de me reconvertir en formatrice pour adultes. J’ai postulé dans l’alphabétisation.

Tout a été très vite pour moi. Quinze jours après ma demande, j’ai commencé par un stage d’observation. Puis, peu après, j’ai remplacé une formatrice absente. Cela devait durer 15 jours.

Rendre le cours agréable et vivant

Finalement, après presque 1 an et demi, je suis toujours formatrice en alphabétisation. Et aujourd’hui, je me dis que mon licenciement est une des meilleures choses qui ait pu m’arriver !

Au niveau de ma pratique, je prends toutes les informations et conseils que je peux récolter autour de moi (collègues, livres, formations, internet,…). Je les remets à ma sauce et les adapte en fonction du public que j’ai devant moi.

Je n’aime pas trop la routine. J’utilise différentes méthodes pour donner cours. Je fais du collectif, de l’individuel. Je pars du quotidien des apprenants ou de documents,… J’essaie d’innover au maximum afin de rendre le cours agréable et vivant.


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