Le droit à l’avortement est garanti presque sans conditions dans la plupart des pays européens. Des conditions strictes sont imposées dans 2 pays seulement : la Pologne et Malte. C’est assez positif, sauf que si on se penche sur la réalité de certains pays, ce n’est pas si rose.

Dans 25 pays sur les 27, l’avortement est un droit acquis pour les femmes. Cependant dans plusieurs pays de l’Union Européenne, il y a des empêchements administratifs, financiers, moraux. il y a en plus des pressions sur les femmes pour qu’elles décident de ne pas avorter.
Sans conditions
En France, l’Interruption Volontaire de Grossesse est inscrite dans la Constitution depuis 2025.
En Finlande, la femme ne doit absolument pas justifier sa décision.
En Belgique, le délai est fixé à 12 semaines de grossesse (soit 14 semaines après les dernières règles). Il est remboursé par la mutuelle. Dans la plupart des pays, le délai est de 12 semaines.
Au Pays-Bas, le délai est de 20 semaines. C’est le pays avec le délai le plus long.
A Chypre, c’est jusqu’à 19 semaines en cas de viol.
Sans conditions, mais ça reste difficile
Voici des exemples de pays où l’accès à l’avortement est rendu difficile. Il sont nombreux, encore aujourd’hui, en Europe. En voici quelques exemples :
Dans 23 pays, les médecins peuvent refuser de pratiquer l’avortement, c’est la “clause de conscience”. Dans un pays comme la Roumanie, cela pose problème car dans les cliniques publiques, les médecins s’appuient sur cette clause de conscience pour ne pas pratiquer l’avortement.
En Hongrie, la loi oblige la femme à écouter le battement du coeur du foetus avant de prendre une décision.
Voici quelques exemples de pays où l’accès à l’avortement est assez facile.
En Italie, les anti-IVG ont le droit de faire des sittings devant les plannings familiaux où ils humilient et parfois insultent les femmes qui y vont.
En Allemagne, le code pénalensemble des textes de lois qui punissent les personnes qui commettent des infractions aux lois. interdit toujours l’avortement sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. Ca veut dire que l’avortement du point de vue de la loi est toujours considéré comme un crime.Dans les faits, si l’avortement a lieu avant les 12 semaines, aucune sanctionpunition, amende n’est appliquée.
Au Portugal, le délai est de 10 semaines de grossesse et les frais sont à charge de la femme, encore une fois, celles qui ont les moyens pourront décider de leur corps, les autres un peu moins.
Avec conditions très restrictives
A Malte et en Pologne (en violet sur la carte), l’avortement est autorisé uniquement en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère.
Ces quelques exemples montrent que le droit à l’avortement est encore très fragile dans beaucoup de pays d’Europe. Certaines femmes choisissent alors d’aller dans un pays où l’accès à l’avortement est plus libre. Cela concerne les femmes qui ont les moyens, pour les autres, ce sera parfois un avortement à la “sauvette” avec tous les risques pour la santé des femmes.
En 2018, L’Essentiel avait déjà publié une carte des pays européens reprenant les informations sur le droit à l’avortement. Comme on peut le voir sur la carte, les choses ont évolué depuis 2018.
