Comme en 2025, voici une série de portraits de femmes qui ont eu un rôle important dans l’histoire ou qui ont un rôle important aujourd’hui. Des femmes qui ont dû se battre pour être reconnues, des femmes qui ont participé, chacune à leur façon, à l’émancipation de toutes les femmes.
Louise Michel (1830-1905) était une femme française. Elle a été institutrice, écrivaine et militante politique. Elle est surtout connue pour son rôle dans la Commune de Paris en 1871 et pour avoir défendu les pauvres et les opprimés.
Son enfance
Elle est née en 1830 dans un village de Haute-Marne. Elle était la fille naturelle d’une servante et d’un notable. Elle a eu une éducation assez bonne pour une fille de son époque. Elle a décidé très tôt de devenir institutrice pour aider les enfants. Toute sa vie, comme institutrice, elle va favoriser l’égalité entre les garçons et les filles. Elle enseigne autrement aux enfants. Elle les fait participer, ils peuvent discuter en groupe de la leçon. Louise Michel les emmène souvent à l’extérieur de l’école, pour mieux comprendre le monde.
Son engagement
Louise Michel voulait une société plus juste. Elle était contre l’injustice et la misère. Elle défendait les idées républicaines et des idées de liberté. Elle se battait l’égalité entre les hommes et les femmes. Elle était pour l’éducation pour tous et toutes. Féministe de la première heure, En 1860, elle signe avec 38 autres femmes un Manifeste publié dans le journal Le droit des femmes. Avec un ami, elle fonde un journal qui s’appelle La Sociale.
Elles réclament l’égalité des salaires entre les femmes, l’égalité des droits civils, l’accès à l’instruction, le droit au travail, l’autogestion au travail, la reconnaissance des unions libres et la séparation de l’Eglise et de l’Etat dans l’enseignement et les hôpitaux. Pour Louise Michel et ses camarades de lutte, le combat social et le combat féministe sont inséparables. Comme quoi, ces combats ne sont pas nouveaux. “La question des femmes est, surtout à l’heure actuelle, inséparable de la question de l’humanité”, dit Louise Michel, il y a 150 ans…
“La question des femmes est, surtout à l’heure actuelle, inséparable de la question de l’humanité.”
Louise Michel
La Commune de Paris
En 1871, après la guerre contre la Prusse (les Allemands), les Parisiens se révoltent contre le gouvernement. C’est la Commune de Paris. Pendant la Commune, elle participe à la défense de Paris. Elle est cantinière, ambulancière. Elle parle dans les réunions pour encourager le peuple. Elle est soldate aussi : elle combat avec l’armée. Elle réclame pour les femmes le fusil avant l’urne, autrement dit, le droit de porter un fusil avant le droit de vote.
Après la défaite de la Commune, elle est arrêtée avec ses camarades. Les hommes sont condamnés à la peine de mort, ils sont fusillés, elle n’est pas fusillée car c’est une femme. Elle est déportée.
Déportation en Nouvelle-Calédonie
Louise Michel est condamnée au bagne. Elle est envoyée en Nouvelle-Calédonie. C’est une colonie française dans le Pacifique, pas très loin de l’Australie. Là-bas elle devient anarchistequi rejette l'autorité et les règles sociales établies, elle continue à enseigner, elle ouvre des écoles pour les populations locales, les Kanaks. Elle soutient les Kanaks quand ils se révoltent contre l’injustice coloniale.
Retour en France et fin de vie
Elle revient en France en 1880 après une amnistie.
Elle continue à faire des conférences, elle écrit des livres et défend les idées socialistes et anarchistes. Elle fait des allers-retours en prison car elle participe aux grèves et aux révoltes. Elle meurt en 1905 à Marseille, respectée comme une grande figure de la lutte sociale.
