jeudi 25 juillet 2024

L’ESSENTIEL L’information simple comme bonjour

Magritte, peintre belge et surréaliste

Les tableaux de Magritte sont peuplés d’hommes en complet sombre et coiffés d’un chapeau melon. Ils représentent souvent des objets ordinaires, tirés de la réalité quotidienne : fromage, parapluie, verre d’eau, nuage ou… pipe.

Mais Magritte enlève ces objets de leur contexte les associe avec d’autres, avec lesquels ils n’ont à priori pas de lien. Les tableaux de Magritte comportent tous une part d’étrange. Ils laissent le spectateur songeur. Avec la tête pleine de questions. C’est que le but de Magritte n’est pas de représenter la réalité, mais d’en dévoiler les mystères. Et des mystères, il y en a partout dans la vie quotidienne.

Mystères de la réalité

Qui aurait pu penser que René François Ghislain Magritte deviendrait un des peintres les plus célèbres du 20ème siècle.

Il est né le 21 novembre 1898 à Lessines, dans le Hainaut. Son père était tailleur et homme d’affaires et sa mère modiste. On raconte que de son berceau, Magritte voyait une caisse. Premier mystère. Premières questions. Magritte n’a que quatorze ans quand sa mère se suicide en se jetant dans un fleuve. Mystère plus grave. Questions plus douloureuses. Magritte commence à peindre
en 1915, à 17 ans. Il étudie la peinture à l’académie des Beaux-arts de Bruxelles entre 1916 et 1918.
En 1922, il épouse Georgette qui sera son amour de toujours. Pour gagner sa vie, il travaille comme graphiste dans une usine de papiers-peints. Il crée des affiches publicitaires. Il réalise aussi le portrait de la chanteuse Evelyne Brélia. Son premier tableau surréaliste est « Le jockey perdu », qu’il réalise en 1926, après avoir été touché par un tableau de Giorgio de Chirico.

En 1927, il expose 61 œuvres à la galerie le Centaure à Bruxelles.Il y rencontre Louis Scutenaire qui deviendra son ami. Il s’installe à Paris. Là, il fréquente beaucoup les surréalistes : André Breton, Aragon et Soupault. Il rencontre aussi Salvador Dali. En 1930, il se brouille avec Breton. Suite à cet incident, il quitte Paris définitivement.

En 1936, il expose aux Etats-Unis. C’est le début du succès.De 1943 à 1947, il adopte une technique de peinture différente proche de celle de l’impressionniste Renoir. Et en 1948, ce sera sa « période
vache ».

En 1965, le Musée d’Art Moderne de New York lui consacre une rétrospective.
Il mourra à Bruxelles le 15 août 1967.

La démarche d’un peintre


Un des tableaux qui a rendu Magritte célèbre s’appelle la trahison des images. Il représente une pipe, accompagnée de la légende suivante : « Ceci n’est pas une pipe » Ce que Magritte veut dire, c’est que, même peinte de la manière la plus réaliste qui soit, un tableau qui représente une pipe n’est pas une pipe. Elle ne reste qu’une image de pipe : on ne peut pas la bourrer, ni la fumer, comme on le ferait avec une vraie pipe. Magritte a d’ailleurs développé ce discours du rapport entre l’objet
et sa représentation dans plusieurs autres tableaux.

C’est une pipe qui rendra Magritte célèbre. Pourtant, s’il était un fumeur invétéré, il ne fumait que des cigarettes. Cela a fait dire à son ami Scutenaire que l’amour de Magritte pour les pipes était platonique.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

À propos

Par son existence même, le site de l’Essentiel mène des actions pour encourager la lisibilité des textes écrits. Les articles du site www. journal-essentiel.be sont écrits dans un langage accessible à tous, quelque soit son niveau de lecture de départ. Et les mots incontournables sont expliqués dans un glossaire qui accompagne l’article. Mais le site s’inscrit aussi dans un combat plus large.

Articles récents
image
Belgique, le bon sens des alliances?
Alamy Live News
Les droits des femmes, le bla, bla, bla de Bardella
image-4
Elections, 2 petits tours et puis s'en vont?
Newsletter

Restez informé, inscrivez-vous à notre newsletter, c’est gratuit et utile !

Nous suivre