
Il ne s’agit pas d’un sondage scientifique : les personnes ont répondu volontairement. Ce n’est pas représentatif de l’ensemble de la population. Comme la question du sondage, les résultats permettent de débattre sur le sujet. Le sondage n’est pas là pour donner une vérité.
Réponses: 449

21 % (1 personne sur 5) disent que c’est une bonne chose .Il faut aussi tenir compte d’un discours très présent dans la société. Il y a, par exemple, l’idée que « quand on veut, on peut trouver du travail », et qu’il suffirait de se bouger pour s’en sortir. Cette manière de voir influence les opinions, y compris chez des personnes en situation fragile. Dans la société, le chômage est parfois vu comme une question de volonté individuelle, et non comme un phénomène de société, le résultat de difficultés économiques, sociales ou de santé.

58 % des personnes répondantes disent que limiter les allocations de chômage à deux ans n’est pas une bonne chose. On aurait pu s’attendre à un résultat plus fort que 58% (presque 6 personnes sur 10). Ce résultat peut surprendre. Dans les lecteurs de L’Essentiel, il y a beaucoup de personnes en situation de non-emploi. Ces personnes sont donc souvent directement concernées par le chômage ou susceptibles de l’être. C’est quand même une majorité de personnes qui pensent que ce n’est pas une bonne chose.

21 % (1 personne sur 5) disent ne pas savoir si c’est une bonne chose ou non de limiter les allocations de chômage à 2 ans. Cela montre que le sujet est compliqué. Certaines personnes hésitent. Cette hésitation vient sans doute d’une idée proche de celle de ceux qui croient dans la volonté individuelle. Mais les personnes qui hésitent ne veulent peut-être pas d’une limitation des allocations si tranchée et si générale.