Crise, on vise les banques


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Le 9 septembre 2009 |


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Nos dirigeants politiques doivent s’occuper de la crise. Il n’y a pas que la mauvaise santé de l’économie, la hausse du chômage,… Il y a aussi évidemment les conséquences sur les budgets des Etats. Une économie qui va mal ? C’est moins de rentrées de taxes et d’impôts. Et c’est plus de dépenses sociales. En Belgique et ailleurs dans le monde, les dirigeants politiques demandent aux dirigeants des banques de faire aussi un effort.

En Belgique

En Belgique, avec la crise, le budget de l’Etat ne sera pas en équilibre en 2009. On pouvait s’y attendre. Avant l’été, le déficit déficit ce qui manque pour qu’un budget soit en équilibre prévu tournait autour de 20 milliards d’euros. A la rentrée, le gouvernement fédéral annonce un manque à gagner de 25 milliards d’euros. La semaine dernière, le 1er ministre, Herman Van Rompuy (CD&V CD&V Christen-Democratisch en Vlaams. En français : Chrétiens-démocrates et flamands. Pour le dire simplement, c’est à l’origine la famille sociale-chrétienne, comme le CDH côté francophone. ) a d’ailleurs déclaré : « Nous ne devons pas donner l’impression que cela se fera sans mal mais ce n’est pas non plus dramatique. » Pourtant, samedi dernier, le vice-premier ministre et ministre du Budget, Guy Vanhengel (Open Vld Open VLD Open Vlaamse Liberalen en Democraten. En français : Libéraux et démocrates flamands "Ouvert". Pour le dire simplement, c’est la famille libérale, comme le MR côté francophone. ), a lui annoncé dans la presse que la Belgique était « en faillite virtuelle ». Et il a ajouté : "Tout le monde doit faire des efforts. Autant les banques que les soins de santé." Cette annonce n’a pas plu. Surtout du côté francophone. Et surtout du côté socialiste francophone.

Laurette Onkelink (PS), elle aussi vice-premier ministre, a parlé de « dramatisation » : « C’est une dramatisation que je ne comprends pas. Avant les vacances, Guy Vanhengel disait que la situation était très, très, très, très difficile. Maintenant il parle de faillite virtuelle. C’est dangereux pour la crédibilité même du pays.  » Et Laurette Onkelink se demande si M. Vanhengel parle en tant que ministre du Budget ou surtout comme libéral flamand « afin de profiter de l’occasion pour faire ce que les libéraux ont toujours voulu faire, toucher aux soins de santé, à la fonction publique… »

Evidemment, à cause du déficit budgétaire, les choix politiques sont plus difficiles. Faut-il d’abord essayer de récupérer plus d’argent ? Ou faut-il d’abord diminuer les dépenses. Et lesquelles ?

Début septembre, au gouvernement fédéral, Laurette Onkelinx (PS), Didier Reynders (MR MR Mouvement Réformateur ) et Joëlle Milquet (CDH CDh Centre démocrate humaniste, anciennement Parti social chrétien (PSC) ) ont déclaré que l’Etat devrait demander aux banques une partie des milliards d’euros qui manqueront au budget. En effet, il y a un an, l’Etat a aidé les banques en grande difficulté ou menacées de faillite. Reste à savoir comment « récupérer » une partie de cet argent. Et combien ?

Au G20

On a aussi beaucoup parlé des banques dans la préparation du sommet du G20. Les ministres des Finances des pays du G20 se sont réunis à Londres, le week-end dernier. Ils se sont mis d’accord pour limiter les bonus financiers des dirigeants de banque. Depuis la crise financière de l’année dernière, les primes extraordinaires versées aux dirigeants des banques et aux traders sont très mal vues. Ces primes sont vues comme un exemple des excès du système financier. Les dirigeants des pays de l’Union européenne, France et Allemagne en tête, veulent que le G20 limite ses primes appelées « bonus ».

Et à Londres, un premier accord est intervenu.

De leur côté, les dirigeants des banques centrales se sont réunis en Suisse ce week-end. Ils ont aussi discuté des banques privées. Et ils se sont mis d’accord pour créer des règles plus dures pour les organismes financiers. Les banques devront fonctionner de manière plus transparente. Elles devront aussi avoir une structure qui résiste mieux à la crise financière. Tout cela pour éviter les catastrophes financières en série de 2008.


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