Deux analphabètes sur trois sont des femmes


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Le 10 septembre 2007 |


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Le 8 septembre, c’est la journée mondiale de lutte contre l’analphabétisme.

Chaque année, cette journée est l’occasion de rappeler qu’en 2007, beaucoup d’adultes dans le monde sont analphabètes . Cela veut dire, selon la définition de l’UNESCO, qu’ils sont « incapables de lire et d’écrire, en le comprenant, un exposé bref et simple de faits en rapport avec la vie quotidienne. »

Selon une enquête de l’UNESCO, 21 % de la population mondiale est analphabète. Cela représente plus d’un adulte sur 5. Mais ces chiffres varient très fort d’une région du monde à l’autre. En Europe, il y aurait 875 millions d’adultes analphabètes. Et en Communauté française de Belgique, plus de 400 000 personnes soit un adulte sur dix éprouverait ces difficultés. Et cette estimation est optimiste. En effet, une enquête que l’OCDE a menée en Communauté flamande en 1997, estimait plutôt ce chiffre à 15 à 18% de la population adulte. Et la majorité de ces analphabètes sont des femmes. Deux analphabètes sur trois sont des femmes. Une réalité liée notamment au fait que beaucoup de familles accordent, encore aujourd’hui, moins d’importance à l’apprentissage des filles qu’à celui des garçons.

Près de 10% des jeunes sortent de l’école sans savoir lire et écrire. Comment est-ce possible alors que l’enseignement est obligatoire ? Lire et Ecrire, réseau d’initiatives d’alphabétisation a mené une enquête auprès des adultes qui ont été scolarisés en Belgique et qui suivent aujourd’hui des cours d’alphabétisation.

Cette enquête a montré que les analphabètes avaient connu très tôt un échec à l’école. Cela a entraîné l’arrêt de leur processus d’apprentissage. Ils n’ont pas bénéficié d’un soutien pédagogique adapté. Les raisons de cet échec sont très diverses : des difficultés d’apprentissage, des raisons liées à la santé, à la famille, à la culture…

Ce qui est commun à tous les parcours d’analphabètes, c’est une relation difficile entre leur famille et l’école. Tous se sont sentis rejetés par l’institution scolaire : la réalité de l’école était trop éloignée de celle de leur milieu familial d’origine.


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