L’index montré du doigt


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Le 1er février 2006 | |  5 messages


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Dans le courant du mois de janvier, le CRIOC a publié une étude
sur le pouvoir d’achat. Elle présente l’évolution des prix pendant
ces 10 dernières années. Ces résultats sont inquiétants.


Photo : Belga

Notre société a prévu un système pour protéger
les gens en cas d’augmentation des prix. En effet, régulièrement,
on calcule l’indice des prix à la consommation. Selon cet indice, les
salaires et les allocations sociales sont adaptés. On appelle cela l’indexation
des salaires. Grâce à cela, les gens peuvent maintenir leur pouvoir
d’achat. Mais ce calcul n’est pas parfait.

L’indice santé

Dans le calcul de l’index index Abréviation pour "indexation", c’est-à-dire une augmentation automatique de 2% des salaires et des allocations sociales quand les prix des marchandises et des services augmentent. , certains produits sont systématiquement exclus.
L’indexation des salaires et des allocations sociales est calculée sur
l’indice santé et pas sur l’indice général. Or, l’indice
santé ne tient pas compte de l’augmentation de certains produits : l’essence,
le mazout de roulage, les boissons alcoolisées, le tabac. Ces trois
dernières années, les produits pétroliers ont terriblement
augmenté. La part des revenus destinée aux déplacements
a fortement augmenté pour beaucoup de ménages.

L’augmentation de ces produits n’est pas prise en compte pour le calcul de
l’index.

Différences sociales

Les prix des logements ont fortement augmenté depuis 10 ans. La part
du salaire consacrée au logement est très différente d’une
famille à l’autre. Ainsi, une famille avec de petits revenus donnera
peut-être la moitié de son budget pour son loyer. Une famille
avec des revenus plus élevés utilisera une part moins grande
de son argent pour se loger. L’augmentation des loyers est prise en compte
dans le calcul de l’indice santé. Mais seulement pour 6% du total des
dépenses. Car 7 ménages sur 10 sont propriétaires. Cela
ne reflète donc pas la réalité pour beaucoup de familles.

Produits en hausse, d’autres en baisse

De plus, l’indice est calculé sur les hausses et les diminutions de
prix de nombreux produits. Les prix des produits alimentaires ont connu une
forte augmentation. Par exemple, le prix des pommes de terre a augmenté de
76%, celui des petits pains a doublé et les coûts médicaux
ont augmenté de 24 à 40% selon les études.

Les prix des biens durables (le matériel informatique, le GSM, la télé,
la hi fi, ...) ont plutôt diminué. Certains ménages limitent
leurs consommations aux produits de première nécessité parce
que leur budget ne leur permet pas d’acheter plus. Pour ces ménages,
il y a une forte augmentation du coût de la vie par rapport à la
petite indexation.

Un pouvoir d’achat en baisse

Les conclusions sont sans appel. Le pouvoir d’achat a réellement chuté ces
10 dernières années. Les ménages aux revenus les plus
faibles ont réellement eu une baisse de leur niveau de vie. Les auteurs
de cette étude demandent que le gouvernement repense le calcul de cet
indice pour coller un peu plus à la réalité.

Quelques jours après la parution de ce rapport, la fédération
patronale belge réclamait la suppression de l’index et même la
diminution des salaires. Nos entreprises ne faisaient plus assez de bénéfices....

Et le lendemain, le rapport annuel du secteur des banques et des assurances
annonçaient 24,5% de bénéfices supplémentaires
par rapport à l’année dernière.... Cherchez l’erreur...

Marie-Luce Scieur


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Vos commentaires

  • Pierre Malak

    Le 12 mars 2010 à 15:36

    Je souhaite connaître cette fameuse liste des 150 produits dit de première nécessité.

    Quelqu’un a-t-il un lien, une adresse ?

    D’autre part, je change de GSM tous les 5 à 6 ans. Mais j’achète du pain tous les jours...

    Tient on compte de cela dans les calculs ? Si oui, le prix d’un GSM (50 €) s’amortit en 5 ans, cela représente une dépense de moins de 3 cents par jour ! Alors que le pain c’est à peu près 1 € par jour.

    L’incidence du prix du pain est donc 33 fois plus grande sur le budget que celui du GSM. 

    CQFD.

    Voici mon mail : pierre.malak@ClanMalak.org

    Répondre à ce message

  • REMYLuc

    Le 30 septembre 2008 à 02:38

    Et maintenant, les pauvres vont renflouer les caisses des banques gangsters.

    C’est un comble.

    Répondre à ce message

  • Julien

    Le 10 mars 2008 à 13:02

    En effet, nous sommes maintenant en 2008 et les prix ont encore augmentés. Celà deviens un luxe de se rendre au travail, de se chauffer et même de se nourrir... Jusqu’où le gouvernement va t’il aller avant de recalculer l’index index Abréviation pour "indexation", c’est-à-dire une augmentation automatique de 2% des salaires et des allocations sociales quand les prix des marchandises et des services augmentent. . Pour ma part, je suis persuadé que le gouvernement nous tourne le dos et sourit au hautes sphères de l’économie (comme Electrabel, reportage RTBF concernant l’arrangement entre le premier ministre et les patrons de cette société afin de n’augmenter leur tarif qu’après les élections). Il faudra sans doute que le peuple descende en masse dans les rues afin de se faire entendre comme en mai 68, malheureuse violence pour demander le droit de vivre et non pas survivre.La démocratie ne fait de toute façon plus partie de ce pays, une manifestation syndicale n’a plus aucun poids de nos jours, un petit parcours suivis par la police, afin que le minimum de personne ne soit embêtées ne sert a rien

    Répondre à ce message

  • DUPREZ Pascal

    Le 11 novembre 2007 à 14:15

    Il est totalement inadmissible que le taux taux pourcentage, partie d’un ensemble de TVA soit de 21 pourcents et non de 6 en ce qui concerne par exemple le mazout de chauffage. Pour ma part, ce n’est pas un luxe de se chauffer.
    Tout le monde le dit : "le pouvoir d’achat diminue" ; surtout pour les bas et moyens revenus.
    L’index index Abréviation pour "indexation", c’est-à-dire une augmentation automatique de 2% des salaires et des allocations sociales quand les prix des marchandises et des services augmentent. devrait reprendre la totalité des biens et non une partie ; au moins des biens de première nécessité tels le mazout de chauffage, le mazout de roulage, l’essence. Un véhicule est souvent indispensable pour se rendre à son travail.
    Il est à penser que nos politiques ne se soucient plus du peuple. Deux choses les intéressent, LE POUVOIR et L’ARGENT.
    Quel monde !

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  • REMY Luc

    Le 16 octobre 2007 à 11:01

    Apres calcul de mes dépenses mensuelles/annuelles.
    Apres les augmentations iréalistes des produits de premières nécessités.

    Depuis l’€.
    Le revenus des entreprises sont en constantes augmentation.
    Mon niveau de vie a diminué de 30 %.

    Obligation de se tourner vers des produits blancs dont la qualité et les garanties n’existent pour ainsi dire pas et dont la qualité de fabrication vous entraine à devoir les remplacer plus souvent.
    Donc augmentation des dépenses !.

    Les diminutions d’impôts offertent par le gouvernement fédéral sont automatiquement annulées par l’augmentation de l’impôt communal .

    Le fédéral insiste pour diminuer l’impôt direct et augmenter la consommation et reconnait que les salaires sont actuellement trop bas pour relancer réellement l’économie nationale. Mais les patrons s"évertuent à courir aux couts salariaux les plus bas et réclament une diminution des salaires pour être conccurentiels.

    Nous sommes dans une société supprimant doucement mais surement la vache à lait des état occidentaux Occidentaux Etats-Unis, Canada et pays d’Europe de l’Ouest , à savoir la classe moyenne....

    Il n’y a pas a chercher l’erreur, cette erreur est due en partie par des accords de production avec des pays ne respectant pas les droits de l’homme.

    Une europe libérale limitant notre production en échange de quoi ????

    De pots de vin pour nos fonctionnaires fonctionnaires personnes qui travaillent pour l’Etat et dirigeants Européens ?

    Ceci n’est bien sur qu’une question !!

    La seule solution inapplicable serait de diminuer/limiter l’impact boursier sur les couts de la vie. Seules fautives dans cette situation : LES BANQUES.

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