La Belgique peut faire mieux


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Le 1er février 2006 | |  1 messages


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peut faire mieux

Depuis 2001, la part des médicaments génériques est passée
de 2 à 10%. Le ministre de la Santé lance une nouvelle campagne
d’informations sur les génériques. Son but : augmenter la part de
ces médicaments dans l’ensemble des médicaments vendus.

Le ministre Rudy Demotte veut que les médecins prescrivent plus de
médicaments moins chers. Il aimerait aussi que les malades s’habituent à utiliser
les médicaments génériques. Le ministre veut atteindre
les résultats des Pays-Bas, de l’Allemagne ou du Royaume-Uni. Dans ces
pays, un médicament prescrit sur deux est un générique.
Les dépenses en médicaments dans notre pays représentent
19% de l’ensemble des dépenses de soins de santé. On comprend
donc que le gouvernement essaie de réduire ces dépenses.

Frères jumeaux ?

Les sociétés pharmaceutiques font des recherches pour trouver
de nouveaux médicaments. Quand elles pensent avoir un médicament
intéressant, on vérifie que ce médicament est bien efficace
et on contrôle ses effets sur la santé. Le médicament est
alors fabriqué et mis sur le marché. Pendant dix ans, le médicament
et sa formule sont protégés par un brevet. Après cette
période, d’autres usines pharmaceutiques peuvent fabriquer un autre
médicament avec la même formule que le médicament breveté.
Les fabricants doivent faire des études sur les effets de ce nouveau
médicament avant de le mettre sur le marché. Il faut vérifier
que ce médicament générique est bien "absorbé" par
les patients. C’est pour cela qu’on dit que le médicament générique
agit de la même façon que le médicament de marque.

Les Contre

Certaines industries pharmaceutiques ne voient pas d’un très bon oeil
la défense des génériques par le ministre de la Santé.
Elles rappellent qu’elles dépensent des milliards d’euros en recherche
et développement. Ensuite des entreprises, qui n’ont pas dû faire
tous ces efforts, se contentent de « copier » leurs molécules
et les vendent à des prix inférieurs. Les industries pharmaceutiques
mettent également en avant le fait qu’ils emploient de nombreux travailleurs
qualifiés et qu’ils financent la recherche pharmaceutique. Ils ne peuvent
le faire qu’en réalisant des bénéfices sur la vente des
médicaments.

Les médecins également ne sont pas tous favorables aux génériques.
Certains estiment que les génériques sont parfois assez différents
de la molécule originale. Ils expliquent que les propriétés
de ces médicaments (la manière d’être absorbé, l’enrobage,
la taille, ...) peuvent réduire l’efficacité du médicament
sur le patient. Certains médecins ont aussi peur que les patients ne
confondent les médicaments : beaucoup de génériques existent
sur le marché et leurs emballages se ressemblent tous.

Les Pour

Le ministre de la Santé publique, le socialiste Rudy Demotte, estime
que les génériques offre trois avantages. Ils sont moins chers
pour le patient. Moins chers pour l’INAMI, l’institution qui rembourse les
frais de médicaments. La première copie d’un médicament,
le premier médicament générique sur le marché,
doit être vendu 30% moins cher que le produit original. La Sécurité sociale
fait des économies. Ensuite, cela permet de rembourser les nouveaux
médicaments qui sont souvent plus chers. Enfin, en raison de la concurrence,
des médicaments de marque alignent leurs prix sur les médicaments
génériques pour éviter de perdre des parts de marché.

Informations

Une campagne d’information a débuté en janvier 2006. Le message
est simple : « Les médicaments génériques : 100% aussi
efficaces, généralement moins chers. Cela fait du bien. » La
campagne s’adresse aux malades, aux médecins généralistes,
aux spécialistes et aux pharmaciens. Ce n’est pas le premier effort
pour développer l’utilisation des génériques. Depuis le
mois d’octobre 2005, les médecins peuvent déjà prescrire
les médicaments uniquement sous leur nom scientifique, sans donner de
marque précise. Le pharmacien peut alors sur base de l’ordonnance proposer
le médicament le moins cher au patient. Cela peut être un générique
ou un médicament de « marque » mais qui a fortement baissé son
prix. Ces efforts de l’Etat sont aussi soutenus par les mutuelles. Les mutuelles
sont le lien entre nous et l’INAMI. Depuis plusieurs années, elles informent
les malades sur les médicaments génériques. Par exemple,
les Mutualités chrétiennes et socialistes éditent des
brochures et des dépliants pour permettre aux patients et aux médecins
de ne pas louper les médicaments les moins chers. Autre exemple, les
mutualités libres conseillent aux patients de discuter des médicaments
génériques avec leur médecin. "Cela vous évitera
de payer des suppléments inutiles pour vos traitements."

Vincent Thomasson


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Vos commentaires

  • PEETERS Luc

    Le 21 mars 2008 à 19:14

    Comment pourrai-je recevoir la liste des grossistes qui vendent ces produist génériques. Cordialement.

    Répondre à ce message

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