Une commission sur la sécurité du rail


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Le 26 février 2010 |


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Après l’accident de Hal-Buizingen du lundi 15 février, on se pose beaucoup de questions sur la sécurité du rail en Belgique. Pour essayer d’y répondre, les députés ont entendu les patrons de la SNCB et la ministre des infrastructures. Les députés n’ont pas eu de réponses satisfaisantes à toutes leurs questions. Pour y voir plus clair, il va y avoir une commission parlementaire spéciale sur la sécurité du rail.

Il reste beaucoup de questions après la catastrophe de Hal-Buizingen (*). Qui est vraiment responsable ? Comment et pourquoi l’accident est-il arrivé ? Pour y répondre, il y a une enquête judiciaire. Au-delà de la catastrophe de Hal-Buizingen, il y a une autre question : où en est la sécurité du réseau ferroviaire en Belgique ? Pour y répondre, les députés de la commission infrastructure de la Chambre ont déjà entendu, lundi 22 février, les 3 patrons de la SNCB et la ministre des Infrastructures, Inge Vervotte. Après 8 heures d’exposés et de questions, les députés n’ont pas eu de réponses satisfaisantes à beaucoup de leurs questions.

Points de vues sur la sécurité

Qu’en est-il de la sécurité du rail ? Quels investissements la SNCB a-t-elle faits ou pas faits depuis plusieurs années ? Et pourquoi ? Quels efforts de sécurité ont été faits ou pas faits depuis la catastrophe de Pécrot en 2001 ?
Devant les députés, les 3 patrons de la SNCB ont fait une longue démonstration très technique : beaucoup de statistiques, de chiffres et de détails. Pour les patrons de la SNCB, la sécurité est la première priorité de la SNCB. Pour eux, la SNCB a investi dans la sécurité. Elle investit pour moderniser les systèmes de sécurité. Les conducteurs de train sont bien formés. Ils sont parmi les meilleurs conducteurs des pays européens. Les trains de la SNCB brûlent rarement des feux rouges. Et quand cela arrive, le conducteur est toujours sanctionné.

La ministre des entreprises publiques, Inge Vervotte est moins positive. Elle souligne que la Belgique est en retard par rapport à beaucoup d’autres pays européens pour la sécurité du rail. Moins d’un train sur quatre est équipé d’un système efficace de sécurité. Il faut donc investir plus dans la sécurité. Mais pour investir, il faut plus d’argent.

Des questions sans réponses

Les députés ont ensuite posé des questions. Et beaucoup de députés, tous partis confondus, estiment ne pas avoir eu toutes les réponses. Il y a plusieurs choses qui ne sont pas claires.

Par exemple, il semble que la SNCB n’a pas vraiment investi dans la sécurité entre 1987 et 1999. C’est un peu bizarre alors que les patrons de la SNCB affirment que la sécurité est la priorité de l’entreprise. Autre exemple, il y a eu la catastrophe de train de Pécrot en 2001. Et, selon les députés, rien de vraiment satisfaisant en matière de sécurité n’a été fait avant 2006. Soit 5 ans plus tard... Les patrons de la SNCB se défendent en parlant de la lourdeur administrative, de la lenteur des marchés publics. Mais ils n’ont pas vraiment convaincu. C’est pour ces raisons qu’il va y avoir une commission parlementaire spéciale.

Une Commission parlementaire

Les députés de la commission parlementaire seront « chargés d’examiner les conditions de sécurité du rail en Belgique à la suite du dramatique accident de Hal-Buizingen ». Ils n’auront donc pas de pouvoir d’enquête. Mais ils pourront entendre des ministres et d’anciens ministres responsables des transports, les patrons et anciens patrons de la SNCB, les syndicats, les représentants des usagers. Si après ce travail, ils n’ont pas toutes les réponses à leurs questions, il pourra alors y avoir une commission d’enquête parlementaire.

Thierry Verhoeven

(*)Lire notre article : Catastrophe de Hal, de l’émotion et des questions


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