Les jeunes de France sont dans les rues. Ils manifestent pour leur avenir. Le mouvement a commencé en France en septembre et dure encore. En France, les manifestants sont parfois traités avec une grande violence. L’ONUOrganisation des Nations unies, presque tous les Etats du monde sont à l'ONU. L'ONU a été créée pour défendre le droit international, la justice, la sécurité et la paix. s’inquiète des « incidents » et attire l’attention sur les violences exagérées des forces de l’ordre.
Pourquoi des manifestations ?
Les manifestations ont commencé à Saint-Denis, Saint-Denis est une commune de Paris. Là-bas, les lycéens se sentent abandonnés. Les bâtiments sont insalubres. En hiver il fait froid. En été, il fait trop chaud. Il y a des infiltrations d’eau et parfois des morceaux de plafonds tombent. Quand des professeurs sont absents, ils sont rarement remplacés. Les lycéens restent des mois sans professeur. Ils sont sortis dans la rue pour réclamer de meilleures conditions pour étudier. Le mouvement s’est très vite étendu dans tout Paris et ensuite dans toute la France.
Les armes des forces de l’ordre
Les policiers en France utilisent des grenades assourdissantes pour disperser les manifestants. Une grenade assourdissante est une arme. Elle peut causer de graves dégâts. En Belgique, au Royaume-Uni ou en Allemagne, les grenades assourdissantes sont interdites parce qu’elles peuvent mutiler des personnes. La France est une exception européenne. C’est en France qu’elles sont les plus utilisées. Son usage a causé le plus de dommages. Un jeune a eu la main arrachée, un autre a été éborgné. Le ministre de l’Intérieur a d’ailleurs suspendu son usage après ces « accidents ».
Les forces de l’ordre françaises utilisent aussi des lanceurs de balles de défense (LBD). Les LBD tirent des balles en caoutchouc très dur. Six pays européens seulement l’autorisent: la Belgique, l’Espagne, le Portugal, la Pologne, la Grèce et la France. Des rapports signalent que c’est en France que son usage fait le plus de dégâts. Pendant les manifestations des gilets jaunes en 2018, les tirs de LBD ont gravement blessé et mutilé des dizaines de personnes. Lors des manifestations lycéennes, des tirs ont aussi gravement blessé et mutilé des adolescents.
Des « incidents »
Lors des manifestations, il y a eu de la violence des 2 côtés : certains jeunes ont cassé du mobilier urbainde la ville et ont brûlé des poubelles. En face, la police a réagi très violemment : un jeune de 16 ans a perdu un œil suite à un tir de balle en caoutchouc, un autre de 14 ans a eu la mâchoire cassée et a perdu ses dents et un autre encore de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade assourdissante.
Ce sont les cas les plus graves, beaucoup de vidéos circulent sur les réseaux sociaux : les vidéos montrent une police « robocop » qui interpelle des jeunes mineurs et des profs avec violence, sans raison. Dans plusieurs villes, on voit des voitures banalisées de police qui foncent sur des groupes de jeunes. Les « incidents » se sont multipliés un peu partout en France.
L’ONU inquiète
En 2018 déjà, Amnesty International alertait sur l’usage des LBD et des grenades. 1 400 manifestants avaient été blessés, 46 gravement. En octobre 2026, c’est de nouveau le même débat sur les violences exagérées des forces de l’ordre. Le Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’homme alerte : le traitement violent des manifestants est contraire aux droits de l’homme. Dans ce cas-ci, c’est encore plus grave car ce sont des mineurs d’âge qui sont gazés, violentés ou mutilés. La Haut-commissaire aux droits de l’homme demande à la France de faire en sorte que les manifestations restent pacifiques des 2 côtés.
Malgré les violences, les lycéens continuent les blocages et les manifestations. Ils sont déterminés à se faire entendre. Un appel à une manifestation générale est lancé pour le 17 octobre.