samedi 13 avril 2024

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Equitable ? La révolution des caddies…

Du 2 au 12 octobre 2013, c’est la semaine du commerce équitable en Belgique. Equitable vient du mot équité qui veut dire justice. Le commerce équitable, c’est donc un commerce plus juste. Plus juste à la fois pour les hommes et pour la planète. Le commerce équitable, cela ne concerne pas seulement les bananes, mais des tas d’autres produits qui viennent du Sud mais aussi du Nord de la planète. Mais prenons l’exemple de la banane pour voir sur quels principes de base le commerce équitable fonctionne.
Le commerce équitable, c’est d’abord, un prix juste. Cela veut dire que celui qui produit les bananes est payé correctement. Ensuite, que les travailleurs qui cultivent, cueillent, emballent ces bananes ne sont pas considérés comme des machines, mais ont des droits qui sont respectés, dans le pays où ils travaillent.
Enfin, ces bananes équitables sont cultivées dans le respect de l’environnement.

L’idée est de faire avec les producteurs un commerce juste, pas de leur faire la charité. Le clip annonçant la semaine du commerce équitable est diffusé à l’initiative de la Coopération au développement. Et il invite tous les consommateurs à passer à l’action. Car acheter équitable, c’est agir pour plus de justice dans le monde. Le commerce équitable favorise en effet un commerce mondial plus juste. Le commerce équitable est basé sur l’idée que celui qui travaille a droit à un salaire équitable qui lui assure à lui et à sa famille, une existence digne.

Les débuts

L’idée du commerce équitable n’est pas neuve. Elle est née dans plusieurs pays à la fois à la fin des années cinquante.
Leslie Kirkley, directrice d’Oxfam, une organisation humanitaire créée en Grande-Bretagne pendant la Seconde Guerre, est en mission à Hong Kong pour aider des réfugiés venant de Chine. Elle voit des réfugiées chinoises qui fabriquent des pelotes à épingle. Elle a l’idée d’en ramener pour les vendre dans les boutiques d’OXFAM en Angleterre. À partir de cette date, OXFAM importe et vend de produits artisanaux.

La même année, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement lance l’idée Trade, not Aid! : le commerce, pas l’aide.
Aux Pays-Bas, l’association SOS, ouvre en 1969 la première « boutique du monde » aux Pays-Bas. De nombreuses boutiques, qui vendent des produits artisanaux, s’ouvrent en Belgique et au Luxembourg. En Allemagne, un mouvement d’action pour le commerce avec le Tiers monde est fondé en 1970 par des mouvements de jeunesse chrétiens.
En France, à partir de 1973, le mouvement Artisans du Monde, proche des Compagnons d’Emmaüs de l’Abbé Pierre, crée des boutiques où des bénévoles vendent des produits artisanaux venant du Tiers-monde.
En Belgique, l’association Oxfam-Belgique est très active dans les années 1960. Elle soutient activement les mouvements de décolonisation. Les boutiques belges vendent du café de Tanzanie et du Nicaragua. Le commerce équitable s’inscrit comme une véritable démarche politique.

Une idée qui a fait son chemin

Aujourd’hui, le commerce équitable s’est développé. Les Organismes du commerce équitable sont regroupés internationalement au sein de FINE , un réseau de quatre fédérations internationales du commerce équitable.
Aujourd’hui, il existe plus d’un label, plus d’une marque qui garantit que les marchandises ont été produites en recherchant plus de justice. On peut trouver assez facilement toutes sortes d’objets divers : lait, café, vêtements, … qui portent le label équitable. Et pas seulement dans les boutiques des associations comme les magasins Oxfam mais aussi dans les grands magasins « classiques ». C’est en Europe que l’idée a le plus de succès : 60 % des achats équitables ont lieu en Europe. Et le commerce équitable s’y est rapidement développé (+ 154 % en cinq ans).
Selon une enquête, 89% de la population connaît le commerce équitable. Et les échanges équitables bénéficient aujourd’hui à 1,5 million de paysans dans le monde. En 2012, plus de la moitié de la population avait acheté au moins une fois un produit équitable.
Mais malgré tous ces progrès, le commerce équitable reste une goutte d’eau dans la mer.
Il reste donc beaucoup à faire pour encourager ce commerce plus juste.
La Semaine du Commerce équitable nous invite, nous citoyens consommateurs à faire attention à ce que nous achetons et à préférer des produits basés sur ces principes de justice. Car en achetant un tel produit, on fait un geste pour faire reculer des conditions vie indignes, le travail des enfants, l’exploitation honteuse des ressources.

Une réponse

  1. Equitable ? La révolution des caddies…
    Ok acheter équitable ça va pas changer le monde. Mais ça va arranger la vie de quelques personnes au Sud de la planète. Une goutte d’eau dans la mer? Peut-être… Mais il vaut mieux allumer une chandelle que maudire l’obscurité…

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