mardi 25 juin 2024

L’ESSENTIEL L’information simple comme bonjour

32 années de Unes : de 1996 à 2000

1996

Cette année-là, on découvre les corps de Julie et Mélissa, deux petites filles disparues quatorze mois auparavant. On connaissait leurs visages par les photos placardées partout par leurs parents. On découvre aussi les visages et les noms d’autres enfants victimes de la bande de Dutroux : Ann et Eefje, mais aussi de deux rescapées : Sabine et Laetitia. On découvre enfin de graves dysfonctionnements de la Justice notamment à cause des rivalités entre policiers et gendarmes. Le 20 octobre, une Marche blanche rassemble à Bruxelles 350 000 personnes. Cette marche débouche sur la création en 1998 de Child Focus – fondation pour enfants disparus. Cette affaire sera aussi le début de la réforme des polices.

1997

En mars de cette année-là, 75 000 travailleurs défilent dans les rues de Bruxelles. Ces travailleurs sont venus de tous les coins de l’Union européenne et même d’au-delà. Ils ont marché pour dire non à l’Europe du fric. Non aux patrons qui licencient, ferment des entreprises et délocalisent sans le moindre respect pour le personnel. Comme aux forges de Clabecq ou à Renault à Vilvorde, ils réclament une Europe sociale qui respecte les droits sociaux de tous les citoyens. L’Essentiel titrait : « Vive la sociale » et affirmait « L’Europe sociale est née dans la rue ».

1998

Cette année-là, Sémira Adamu meurt étouffée par le coussin qu’un policier lui maintenait sur le visage pour la calmer. Morte à 20 ans parce qu’elle refusait de quitter sagement le paysqui lui avait refusé l’asile. Avec sa mort, on découvre la réalité insoutenable de la politique d’asile dans les pays de l’Union européenne. Une politique devenue plus dure depuis la création de l’espace Schengen. Une politique qui, malgré l’émotion et les manifestations provoquées par la mort de Sémira, ne changera pas beaucoup…

1999

De plus en plus de ménages ont du mal à rembourser leurs dettes. Et celles-ci continuent à augmenter jusqu’à ce qu’il devienne impossible de s’en sortir. Le problème du surendettement touche de plus en plus de ménages. Depuis le 1er janvier de cette année-là, une nouvelle loi sur le surendettement est appliquée en Belgique. Grâce à cette loi « Di Rupo », la personne endettée peut, comme une entreprise, se déclarer en faillite. Elle ne sera ainsi plus seule face à ceux à qui elle doit de l’argent. Un médiateur de dettes peut être désigné pour lui proposer un plan de cinq ans au terme duquel la dette sera considérée comme remboursée même si seulement une partie a été payée. Une révolution et un espoir pour beaucoup de ménages.

2000

Cette année-là, on achève un siècle et un millénaire. En ce premier mois de l’année 2000, L’Essentiel titre Adieu vingtième et publie en Une des photos de deux classes de primaire : une de 1900 et une de 2000. Une manière de réaffirmer son ancrage dans la formation et l’éducation. Dans son édito, la rédac chef s’enthousiasme : « Ca y est, on a marché sur l’an 2000 » et salue « ce beau chiffre rond qui sonne comme un nouveau début, comme si on allait recommencer quelque chose de neuf sur une page toute blanche. » L’Essentiel de janvier 2000 revient sur les dates importantes du XXe siècle, quiRetour ligne automatique
a inventé « la pénicilline et la bombe atomique ». « On remet les compteurs à zéro. On n’efface rien et on recommence ». En juin de cette année-là, L’Essentiel publie son centième numéro. Un numéro qui titre Euro 2000, Waseige 100 soucie. Un numéro qui comporte un cahier spécial titré L’E100tiel.

32 années de Unes : de 1996 à 2000

Il y a 3794 caractères et 648 mots dans ce texte

1996

Cette année-là, on découvre les corps de Julie et Mélissa, deux petites filles disparues quatorze mois auparavant. On connaissait leurs visages par les photos placardées partout par leurs parents. On découvre aussi les visages et les noms d’autres enfants victimes de la bande de Dutroux : Ann et Eefje, mais aussi de deux rescapées : Sabine et Laetitia. On découvre enfin de graves dysfonctionnements de la Justice notamment à cause des rivalités entre policiers et gendarmes. Le 20 octobre, une Marche blanche rassemble à Bruxelles 350 000 personnes. Cette marche débouche sur la création en 1998 de Child Focus – fondation pour enfants disparus. Cette affaire sera aussi le début de la réforme des polices.

1997

En mars de cette année-là, 75 000 travailleurs défilent dans les rues de Bruxelles. Ces travailleurs sont venus de tous les coins de l’Union européenne et même d’au-delà. Ils ont marché pour dire non à l’Europe du fric. Non aux patrons qui licencient, ferment des entreprises et délocalisent sans le moindre respect pour le personnel. Comme aux forges de Clabecq ou à Renault à Vilvorde, ils réclament une Europe sociale qui respecte les droits sociaux de tous les citoyens. L’Essentiel titrait : « Vive la sociale » et affirmait « L’Europe sociale est née dans la rue ».

1998

Cette année-là, Sémira Adamu meurt étouffée par le coussin qu’un policier lui maintenait sur le visage pour la calmer. Morte à 20 ans parce qu’elle refusait de quitter sagement le paysqui lui avait refusé l’asile. Avec sa mort, on découvre la réalité insoutenable de la politique d’asile dans les pays de l’Union européenne. Une politique devenue plus dure depuis la création de l’espace Schengen. Une politique qui, malgré l’émotion et les manifestations provoquées par la mort de Sémira, ne changera pas beaucoup...

1999

De plus en plus de ménages ont du mal à rembourser leurs dettes. Et celles-ci continuent à augmenter jusqu’à ce qu’il devienne impossible de s’en sortir. Le problème du surendettement touche de plus en plus de ménages. Depuis le 1er janvier de cette année-là, une nouvelle loi sur le surendettement est appliquée en Belgique. Grâce à cette loi « Di Rupo », la personne endettée peut, comme une entreprise, se déclarer en faillite. Elle ne sera ainsi plus seule face à ceux à qui elle doit de l’argent. Un médiateur de dettes peut être désigné pour lui proposer un plan de cinq ans au terme duquel la dette sera considérée comme remboursée même si seulement une partie a été payée. Une révolution et un espoir pour beaucoup de ménages.

2000

Cette année-là, on achève un siècle et un millénaire. En ce premier mois de l’année 2000, L’Essentiel titre Adieu vingtième et publie en Une des photos de deux classes de primaire : une de 1900 et une de 2000. Une manière de réaffirmer son ancrage dans la formation et l’éducation. Dans son édito, la rédac chef s’enthousiasme : « Ca y est, on a marché sur l’an 2000 » et salue « ce beau chiffre rond qui sonne comme un nouveau début, comme si on allait recommencer quelque chose de neuf sur une page toute blanche. » L’Essentiel de janvier 2000 revient sur les dates importantes du XXe siècle, quiRetour ligne automatique
a inventé « la pénicilline et la bombe atomique ». « On remet les compteurs à zéro. On n’efface rien et on recommence ». En juin de cette année-là, L’Essentiel publie son centième numéro. Un numéro qui titre Euro 2000, Waseige 100 soucie. Un numéro qui comporte un cahier spécial titré L’E100tiel.

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