Depuis plusieurs années, à Charleroi, des associations et des citoyens militent pour les droits des Palestiniens. Ils ont créé une plateforme Pour la Palestine. Depuis 3 ans, la plateforme organisent une journée de fête et de débats pour promouvoir les droits de Palestiniens. L’Essentiel publie, ici, une tribune de Mohamed Moussaoui, militantpersonnes qui s'engagent et qui agissent pour défendre une idée, une cause. de cette plateforme.
Le 10 octobre, nous avons organisé notre troisième Journée pour la Palestine à Marchienne-au-Pont. Nous voulions nous rassembler, discuter de la Palestine, en apprendre plus, ensemble… Et aussi faire la fête !
On entend souvent parler de la Palestine à travers des images de conflit et de destruction. Mais derrière ces images, il y a des gens, une histoire, une culture, des traditions. C’est ça que nous voulions mettre en avant ce jour-là.
Les visiteurs ont pu participer à des activités, assister à des rencontres et des débats, découvrir la culture palestinienne et échanger avec les associations présentes. Bien sûr, on a parlé de la Palestine. Mais aussi des droits humains, de la solidarité, et de ce que les citoyens peuvent faire face aux injustices. Ces moments de rencontre, ça compte. On peut poser des questions, écouter ceux qui vivent une autre réalité, et prendre le temps de réfléchir. Peut-être qu’on ne repart pas tous avec les mêmes idées, mais on se comprend parfois un peu mieux.
La culture avait toute sa place aussi. Elle nous rappelle que le peuple palestinien, c’est bien plus que les violences qu’il subit. Ce sont des histoires, des traditions, des vies, au-delà des chiffres et des images de guerre. On espère que cette journée a donné à chacun l’envie d’en savoir plus, de continuer à en parler ou de s’engager à sa manière. Parce qu’une fois qu’on comprend mieux une injustice, on peut aussi se demander ce qu’on peut faire, ici, à notre niveau.
Vive l’éducation permanente
Charleroi Palestine défend les droits des Palestiniens dans une perspective d’éducation permanente et c’est en cela que cette 3e journée pour la Palestine est importante. L’éducation permanente, qu’est-ce que c’est ? L’éducation permanente n’est pas seulement assister à une conférence ou recevoir des informations. C’est aussi rencontrer des personnes que l’on ne connait pas forcément, discuter avec elles et mieux comprendre ce qui se passe autour de nous. C’est apprendre à se faire sa propre opinion et voir que l’on peut agir ensemble.
C’est ce que nous avons voulu faire le 10 octobre. Les débats, les échanges et les activités devaient offrir à chacun l’occasion de réfléchir et de poser des questions. Il ne s’agissait pas de dire aux participants ce qu’ils doivent penser, mais de leur permettre de construire leur propre avis.
Ces discussions nous ramènent aussi à notre vie ici : quelle place faisons‑nous aux opinions qui dérangent ? Pouvons‑nous nous organiser librement ? Et que pouvons‑nous faire quand des injustices se produisent ailleurs ?
La solidarité internationale peut commencer simplement : pousser la porte d’une association, prendre part à une discussion, écouter un témoignage ou découvrir une histoire que l’on ne connaissait pas.