vendredi 23 février 2024

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Vivre dans un camping

Parmi les personnes qui vivent dans un camping, il y a des personnes retraitées, qui ont choisi ce mode de vie particulier. Elles ont vendu leur maison et veulent profiter de leur retraite dans un endroit vert, calme et isolé. Mais il y a aussi des personnes rendues fragiles par les circonstances de la vie : elles ont perdu un emploi, ou elles ont divorcé. Beaucoup de ces personnes n’ont pas les moyens de se reloger ailleurs. Alors, elles ont leur domicile dans un camping. Mais dans un camping, les équipements ne sont pas faits pour une vie en toute saison. Les logements sont fragiles, mal isolés. L’accès aux services et aux écoles est difficile. Et vivre dans un camping, c’est aussi être mis à l’écart alors qu’on est déjà exclu. Les habitants des campings sont souvent vus comme des citoyens de seconde zone.

Le plan HP
Le droit au logement est un droit fondamental. Pour aider les personnes à réaliser ce droit, il y a le Plan Habitat Permanent, plan HP. Ce plan est soutenu par le Gouvernement et piloté par le ministre du Logement, des Pouvoirs locaux et de la Ville. En 2019, il concerne 148 campings et domaines de vacances sur 23 communes. Il implique les communes, les associations locales, et les personnes qui vivent de façon permanente dans un camping.
La première phase de ce plan concerne les personnes qui vivent dans un camping ou un domaine de vacances situé en zone inondable. On aide ces personnes à trouver un logement permanent. On leur offre une prime pour démolir leur caravane et les aider à revivre dans un logement normal. On va aussi empêcher de nouvelles personnes de s’y installer de résident permanent.
La deuxième phase du plan HP concerne les campings ou domaines de vacances qui ne sont pas en zone inondable. Certains seront reconvertis en zone d’habitat. Mais cela coûte cher : il faut aménager les rues, créer des égouts. 17 zones sont en train d’être reconverties en zone d’habitat vert. Dans d’autres, on limite les entrées et on aide les gens à se reloger petit à petit.

Un accompagnement social

La Région wallonne donne aussi aux communes concernées les moyens d’organiser une antenne sociale. Car il n’est déjà pas facile de trouver un logement quand les logements décents et abordables manquent. Mais de plus, il faut aider les personnes relogées à gérer leur nouveau confort. On évitera ainsi que leurs consommations d’eau et de chauffage ne les mettent en difficulté. Et qu’elles ne se retrouvent cette fois à la rue car pour ces personnes, le camping est souvent le dernier refuge.
«Beaucoup de résidents dans les domaines préfèrent être propriétaires d’un chalet, même sous-équipés, que locataires, raconte Anne Quévit, directrice de l’aide locative. Pour certains, c’est un lieu d’insertion, d’autres y restent parce qu’ils s’y plaisent. Cela permet aussi d’accéder à la propriété dans un lieu calme, en milieu rural, dans un espace vert. »

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