mardi 23 avril 2024

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Grève nationale

C’est peut-être pas bon pour le moral d’en parler, mais il le faut bien : le pouvoir d’achat ! Les prix augmentent beaucoup. Les salaires et les allocations sociales n’augmentent pas assez. Alors, les syndicats appellent à la grève ce 9 novembre.

Hausse des prix de l’énergie et de beaucoup de marchandises. Salaires et allocations sociales qui ne suivent pas l’augmentation. Grosses entreprises qui font de gros profits. Pour les syndicats, le gouvernement n’en fait pas assez pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages. Pour les syndicats, les patrons n’en font pas assez pour augmenter leurs salariés. Les syndicats CSC et FGTB sont d’accord : il appellent à la grève ce 9 novembre. Le syndicat CGSLB appelle lui plus modestement à une journée d’actions.

Pouvoir d’achat en baisse

Bon, on le sait, on le sait et ce n’est peut-être pas bon pour le moral de trop y penser. Mais il faut bien dire, c’est comme ça : il y a un problème de pouvoir d’achat ! De plus en plus de gens ne peuvent plus acheter le minimum pour vivre normalement. En cause ? L’augmentation des prix. Et d’abord, le prix de l’énergie. Les prix du gaz, de l’électricité et du mazout ont très fort augmenté. Les prix sont multipliés par 3, par 4, par 5… Comme il faut de l’énergie pour fabriquer des produits, les produits évidemment augmentent aussi. Par contre, les salaires et les allocations sociales ne suivent pas la même augmentation. Les ménages ont donc moins, beaucoup moins de pouvoir d’achat. Et pour les personnes qui ont un petit revenu, c’est une catastrophe. Par contre, les grosses entreprises qui produisent l’énergie font elles d’énormes bénéfices.

Patrons et gouvernement

Face à cette situation, le gouvernement a pris certaines mesures. Par exemple, la taxe TVA sur le gaz et l’électricité est de 6% alors qu’elle était de 21%. Il y a eu des aides financières pour les ménages. Mais ça ne suffit pas. Pour les syndicats, le gouvernement n’a pas assez de volonté politique pour améliorer vraiment la situation. Les syndicats veulent que le gouvernement aide plus les ménages et limite les prix de l’énergie. Ils veulent une plus grande justice fiscale. Autrement dit : que les gens et les entreprises qui en ont les moyens paient plus d’impôts. Ils veulent aussi que des augmentations de salaire puissent se négocier dans des secteurs économiques où les entreprises font de gros bénéfices. Ils veulent encore que les allocations sociales soient augmentées. Bref, les syndicats veulent faire pression sur le gouvernement et sur les employeurs, les patrons.

Grève

Pour faire pression, les syndicats organisent une grève. Le 9 novembre est donc un jour de grève nationale intersectorielle. Grève ? On ne travaille pas. Nationale ? Ca se passe partout en Belgique. Intersectorielle ? La grève se fait dans tous les secteurs économiques : les ministères, la sidérurgie, les transports, les grands magasins, etc. Les travailleurs et les travailleuses qui se mettent en grève ne sont évidemment pas payés. Les syndicats versent une indemnité de grève. Cet argent vient des cotisations payées par les affiliés et les affiliées. Elle était de 30 euros. Les syndicats l’ont augmenté à 40 euros. Cela reste moins qu’une journée de salaire. Autrement dit, les femmes et les hommes qui sont en grève perdent du pouvoir d’achat pour avoir peut-être demain plus de… pouvoir d’achat ! Et pas seulement pour eux, mais aussi pour nous tous et toutes. Ne l’oublions pas.Modifier cet article

 

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