lundi 17 juin 2024

L’ESSENTIEL L’information simple comme bonjour

L’Essentiel, pour comprendre le monde

Ce qu’en dit Patricia Delecluse

Quand je suis arrivée à la FUNOC, j’étais vraiment mal dans ma peau avec mes difficultés de lecture et surtout d’écriture. Jusque-là, personne ne s’était vraiment intéressé à ma scolarité. Ce qui comptait,
c’est que je m’occupe de la maison, des frères et sœurs et des neveux. Et comme en plus- on s’en est rendu compte bien après- je suis dyslexique, je n’avais pas vraiment beaucoup de chances d’arriver à bien lire et écrire.

J’ai longtemps hésité à m’inscrire à un cours d’alphabétisation. Je me sentais mal à l’aise. Et j’avais l’impression que j’étais la seule dans mon cas. Quand je suis arrivée dans le groupe, tout a changé. J’ai vu que d’autres avaient des problèmes comme les miens. Les formateurs nous encadraient, nous aidaient, nous encourageaient. J’ai commencé à me sentir mieux, à prendre confiance, à apprendre sereinement, sans trop stresser. Pourtant c’était fatigant parce que je travaillais en même temps, en décalé. Je me levais tôt et je me couchais tard.

C’est aussi dans le groupe A2 que j’ai reçu L’Essentiel pour la première fois. On lisait parfois des textes en groupe au cours de français. Et puis, à l’entrée des bâtiments de la FUNOC, il y avait un présentoir et chaque mois, on voyait y apparaître le nouveau numéro. Je le prenais là, quand je ne le recevais pas au cours de français. Je l’emmenais chez moi et au bout du mois, je l’avais lu en entier.

Je me souviens bien de ses articles, de sa présentation. Les textes étaient clairs, bien présentés. Surtout le langage était facile à comprendre. Bien plus facile que dans les autres journaux. Et on expliquait vraiment tout depuis le début.

Je m’y retrouvais facilement et j’apprenais plein de choses, toute seule chez moi, au calme.
Je lisais tout. Je commençais par parcourir les gros titres. Je choisissais ce que j’allais lire en premier. Souvent je commençais par un peu de tout, l’actualité « comique ». Puis je poursuivais avec les articles culture. Il y avait des présentations de spectacles, de films, d’expositions.

Je lisais aussi les articles d’actualité de Belgique et des autres pays. Je continue à lire L’Essentiel sur internet mais je regrette un peu le journal papier. Grâce à ce journal, je comprends mieux ce qui se passe autour de moi.

Bref, ce journal m’a beaucoup aidée. Aussi, en 93, quand Lydia m’a demandé de
les accompagner à Bruxelles, pour parler du journal à une réunion de responsables de la Fédération Wallonie-Bruxelles, j’ai accepté. J’étais morte de peur. Je suis plutôt timide et je n’avais jamais parlé en public. Dans la voiture, je paniquais. Mais au final tout s’est bien passé. J’étais contente et à vrai dire assez fière d’avoir pu expliquer ce que L’Essentiel était pour moi et comment ce journal m’aidait et pouvait aider d’autres personnes comme moi.


Sur cette photo d’il y a trente ans, Patricia est aux grottes de Han avec le groupe alpha 2. Elle se souvient de cette excursion avec beaucoup d’émotion.

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À propos

Par son existence même, le site de l’Essentiel mène des actions pour encourager la lisibilité des textes écrits. Les articles du site www. journal-essentiel.be sont écrits dans un langage accessible à tous, quelque soit son niveau de lecture de départ. Et les mots incontournables sont expliqués dans un glossaire qui accompagne l’article. Mais le site s’inscrit aussi dans un combat plus large.

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