13 étudiants chercheurs palestiniens de Gaza ont obtenu une bourse pour venir en Belgique. Ils sont sélectionnés sur base de leurs compétences académiques après des épreuves de sélection strictes. Ils ont besoin d’un visa pour quitter Gaza et entrer en Belgique. Le parti N-VA refuse que l’on délivre les visas, et fait du chantage à l’immigration.
Blocage de la ministre de l’Asile et de la Migration
13 étudiants de Gaza ont reçu une bourse, mais ils ne peuvent pas avoir le visa pour venir étudier en Belgique.Le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot est favorable à leur venue. Seulement voilà, les consulats les plus proches se trouvent à Jérusalem-Est et au Caire. Pour obtenir un visa, ces étudiants doivent aller à Jérusalem-Est, ce qui est impossible. Israël ne donne pas les autorisations. Des arrangements pourraient être trouvés. La ministre de l’Asile et de la Migration Annelieen Van Bossuyt (N-VA) s’oppose à tout arrangement. Pour elle, les demandeurs doivent se présenter en personne au consulat. Si on fait une exception, cela créera un « effet domino », d’autres groupes voudront la même chose. Les opposants aux migrants nous font croire que pour un cas d’exception accepté, ce sont 1 000 personnes qui vont arriver… C’est ce qu’ils appellent « l’effet domino » ou « appel d’air ». Pourtant, les étudiants de Gaza ne demandent pas l’asile ou la protection internationale, ils demandent juste à venir étudier et puis repartir.
Un chantage indigne
Plus récemment, lors d’un conseil des ministres, la N-VA, le parti du Premier ministre Bart De Wever a mis sur la table un chantage honteux. L’administration « réfléchira » à la question des visas à 2 conditions. Le parti Les EngagésLes Engagés est un parti belge francophone de centre droit (et de plus en plus à droite). A la base du parti, il y a eu le Parti social-chrétien (PSC). Le PSC est devenu le Centre démocrate humaniste (CDh) en 2001. En 2022, le CDh est devenu Les Engagés. doit accepter que l’on renvoie des candidats réfugiés afghans en Afghanistan. Le parti Les Engagés doit aussi accepter les « hubs de retour ». Maxime Prévot, ministre des Affaires étrangères, a parlé de « chantage sur le dos de la misère ». Car de quoi s’agit-il?
Le dossier des Afghans est délicat car l’Afghanistan est gouverné par les Talibans. Les personnes renvoyées au pays risquent la torture. Or, renvoyer des personnes en sachant qu’elles vont être torturées est illégalinterdit par la loi selon le droit international. Quant aux « hubs » de retour, ils sont situés dans des pays non-européens pour la plupart. Qu’est-ce qu’un hub? Parfois, le renvoi d’un migrant dans son pays d’origine prend du temps. Alors, l’Union européenne fait comme Donald Trump. Elle envoie les migrants dans des centres de détention dans un pays que les migrants ne connaissent pas.
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La colère des recteurs
Les recteurs des universités sont en colère et ont écrit un courrier. Ils ont expliqué comment les étudiants ont été sélectionnés. Les étudiants chercheurs sélectionnés sont ceux qui ont un projet d’étude dans des domaines qui aideront Gaza à se reconstruire. Ces étudiants veulent tous retourner à Gaza pour participer à la reconstruction de la bande de Gaza. Pour les recteurs des universités et des ONG, ce chantage est inhumain. On joue le sort de 13 personnes sur une question politique. Pour les recteurs, c’est un « marchandage politique indigne »
Crise politique
Le gouvernement belge est un gouvernement de coalitionalliance temporaire entre plusieurs personnes, groupes ou partis pour faire quelque chose ensemble entre la N-VA, parti flamand séparatiste, Voruit, les socialistes flamands et le MRMouvement Réformateur, les libéraux francophones. La N-VA est un parti très à droite. Depuis des années, la N-VA veut durcir les lois sur l’immigration et l’asile. L’affaire des étudiants palestiniens montre ouvertement qu’ils ont du mal à s’entendre. Maxime Prévot avait déjà critiqué la venue de la délégation afghane en Belgique. Et ici, il exprime clairement qu’il n’est pas d’accord avec le chantage de la N-VA.
L’affaire des visas des étudiants palestiniens est devenue l’affaire des « 13 visas contre des accords de gouvernement sur l’immigration ». Les étudiants attendent toujours à Gaza et en attendant, la rentrée académiquegggg des universités a déjà eu lieu.