Cette année, il y a eu 3 périodes de caniculeOn considère qu’il y a une canicule quand les températures sont anormalement haute pendant 3 jours et 3 nuits qui se suivent. en Belgique. Tout le monde ou presque a été surpris par les vagues de chaleur. SciensanoInstitut national de santé publique de Belgique a publié les chiffres des personnes décédées pendant la canicule. Sciensano a constaté qu’il y a eu durant ces périodes plus de morts que d’habitude. La première canicule a frappé plus durement la Wallonie.
Heureusement, la canicule n’a pas duré tout l’été. Il y a eu la canicule sur 3 périodes entre la mi-juin et la mi-août:
- 1ère période de canicule: du 18 juin au 3 juillet
- 2ème période de canicule: du 4 juillet au 17 juillet
- 3ème période de canicule: du 28 juillet au 16 août
Plus de morts à cause de la canicule
Le tauxpourcentage, partie d'un ensemble de surmortalitéOn parle de surmortalité quand le nombre de décès à une période donnée est anormalement élevé a baissé au fur et à mesure des canicules. Lors de la première canicule, il y eu 2 035 morts soit 48,8% de mortalité en plus qu’en période normale. Lors de la deuxième période, il y eu 535 morts, soit 14,8% en plus qu’en temps normal. Lors de la 3e période, il y a eu 365 décès, soit 7% de plus que la normale.

Différence entre les régions du pays
Lors de la 1ère canicule en juin, il y a eu plus de décès qu’en temps normal dans les 3 régions. A Bruxelles et surtout en en Wallonie, la surmortalité a été beaucoup élevée qu’en Flandre. Lors des 2 canicules suivantes, en juillet et en août, les chiffres ont baissé dans les 3 régions de Belgique. En Wallonie et à Bruxelles, la baisse est très forte. Les autorités ont sans doute fait plus de prévention. Elles ont pris plus de mesures. Elles ont mis en place des actions concrètes pour éviter la crise de juin.

Selon des experts de la santé, il y a plusieurs raisons. L’état de santé général et les maladies chroniques peuvent expliquer cette différence. Les personnes qui ont des problèmes de cœur ou une maladie pulmonaire sont plus fragiles. Elles souffrent plus de la chaleur et elles ont plus de risque de mourir. En Wallonie, il y plus de personnes malades chroniques qu’en Flandre.
Une deuxième explication, c’est qu’en Flandre, les logements sont en général dans un meilleur état qu’à Bruxelles ou qu’en Wallonie. Ils sont plus récents et mieux isolés. En Flandre, y a aussi plus de maisons entourées de jardins, d’arbres,… La verdure rafraichit les températures. En Wallonie et à Bruxelles, les bâtiments sont plus anciens, mal isolés, peu ou pas rénovés, ce sont des « bouilloires thermiques ».
En Wallonie, les personnes seraient aussi plus isolées. Il y aurait plus de personnes qui vivent seules et qui n’ont presque jamais de contacts avec d’autres personnes. Le fait d’être isolé fragilise les personnes: si elles ont besoin d’aide, elles ne savent pas à qui s’adresser, par exemple.
Canicule et pauvreté
Rappelons qu’en temps normal déjà, l’espérance de vie est moins élevée en Wallonie qu’en Flandre. La canicule a montré encore une fois les différences qui existent entre le Sud et le Nord du pays. La Wallonie est plus pauvre, ses habitants sont plus vulnérables face aux accidents de la vie et dans ce cas, face aux conséquences du réchauffement climatique.
On n’est pas tous égaux face aux fortes chaleurs. Certains ont des maisons avec jardins, d’autres vivent en appartement, certains ont la climatisation, d’autres non… Les inégalités face au réchauffement climatique se feront de plus en plus ressentiravoir une sensation à l’avenir.