mercredi 9 septembre 2026

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Israël, le génocide… en roue libre

En réponse aux attentats du 7 octobre 2023, Israël a lancé une guerre acharnée contre les terroristes du Hamas. Pendant plus de 2 ans, l’armée israélienne a bombardé sans relâche et sans distinction la bande de Gaza : civils, femmes, enfants, hôpitaux, camps de réfugiés… Pour le droit international, ce sont des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. On peut même accuser l’Etat d’Israël de génocide.

Lire l’article Le droit international, c’est quoi ?

La guerre entre Israël et le Hamas a commencé le lendemain de l’attentat terroriste du 7 octobre 2023. 1200 Israéliens sont morts dans cet attentat et 200 ont été pris en otage. Depuis, la guerre a fait plus de 75000 morts côté palestinien, 83% des victimes seraient des civils. Il y a eu plusieurs cessez-le-feu tout au long du conflit. Le dernier date du 10 octobre 2025. A chaque fois, Israël a violé le cessez-le-feu.

Destructions systématiques et déplacements forcés

Pendant cette guerre, Israël a détruit presque toutes les infrastructures et les bâtiments de la bande de Gaza. Selon certains chiffres, 82% du bâti a été détruit.  Avant les frappes, l’armée israélienne signalait à la population qu’elle devait évacuer parce que l’armée allait bombarder la zone. Pendant des mois et des mois les Gazaouïs se sont déplacés dans cette petite bande de Gaza pour éviter les bombes.  90 % de la population de Gaza aurait été déplacée.

Les déplacements  répétés et la destruction systématique d’écoles, de maisons, d’hôpitaux a pour but notamment faire partir les gens de leur terre puisqu’ils n’ont plus rien et ensuite de s’approprier les terres de Gaza. C’est un crime de guerre et un crime contre l’humanité.

Israël a procédé à des attaques « aveugles » : les soldats et les chars ont tiré  sur des civils, des journalistes, des travailleurs humanitaires, des bombes sont tombées sur des écoles, des camps de réfugiés, des bâtiments d’organisation humanitaires, et sur des biens du patrimoine culturel. D’après les archéologues, 2/3 des sites historiques ont disparu. Tous ces actes sont des crimes de guerre punissables par le doit international.

Blocage de l’aide humanitaire

Israël empêche l’aide humanitaire d’entrer dans la bande de Gaza. Tout est stoppé au postes de contrôle : la nourriture, l’eau potable. Le gouvernement israélien  crée ainsi les conditions de la famine, de l’impossibilité de maintenir une bonne hygiène nécessaire à la bonne santé mais aussi des états de déshydratation sévères.  Utiliser la famine comme arme de guerre est un crime.

L’entrée de l’aide médicale est très limité également ou encore le carburant qui sert à faire fonctionner les hôpitaux est rationné. La population Gazaoui est condamnée à souffrir ou à mourir. En fait Israël crée des conditions de vie inhumaines et insupportables pour que les Palestinien quittent « volontairement » la bande de Gaza. Les dirigeants ne le cachent. Leur but est le déplacement soi-disant « volontaire » ou l’élimination de la population palestinienne.

Arrestation et humiliation de militants pro-palestiniens

Israël impose un blocus à la bande de Gaza, rien ne peut entrer, ni sortir de la bande de Gaza, face à ce blocus, des associations et des militants se mobilisent et affrètent régulièrement une flotille pour emmener de la nourriture et des médicaments à Gaza. Systématiquement, les bateaux sont interceptés par l’armée israélienne dans les eaux internationales, ce qui est une violation du international.

En mai 2026, des bateaux ont été interceptés et les militants ont été arrêtés. Les militants ont été mis en scène : menottés à genoux et tête contre terre. Au milieu d’eux, le Ministre Ben Gvir d’extrême droite, parade fier de sa « prise ». C’est de l’humiliation et l’humiliation de « prisonniers » est une violation du droit international.

Détentions arbitraires, sévices et tortures

Des milliers de Palestiniens sont détenus en Israël sans aucune procédure légale. Israël a promulgué une loi sur les combattants illégaux. Cette loi autorise Israël à arrêter n’importe qui arbitrairement. Depuis cette loi l’armée israélienne procède à des rafles  massives dans les rues, les hôpitaux,… Les personnes arrêtées sont détenues dans des conditions qui relèvent du crime contre l’humanité : les personnes sont incarcérées sans procès, ni inculpation, elles n’ont pas le droit de prévenir leur famille, elles n’ont pas le droit à un avocat ni à des visites de la croix rouge. Elles sont humiliées, mises dans des situations de stress permanent, de privation de sommeil, de privation de nourriture et d’hygiène. 

Des condamnations…

En novembre 2024, la CPI, la cour européenne de Justice a estimé qu’il y avait assez de faits pour lancer un mandat d’arrêt international contre Benjamin Netanyahou et Yoav Galan Pour la justice, ils ont commis des crimes de guerres et des crimes contre l’humanité au regard du droit international.

Dans son rapport de décembre 2024, Amnesty international a conclu qu’Israël commet un génocide contre les Palestiniens dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023.  Le plus difficile à démontrer pour qualifier un génocide, c’est qu’il y a une intention d’éliminer un peuple. Or fin août 2026, le Ministre de la sécurité nationale  Itamar Ben Gvir, a déclaré qu’il faudrait tuer 30 à 40 Palestinien par nuit dans la bande de Gaza, et il ajoute « pas seulement celles qui présentent une menace ». C’est clairement un appel au meurtre d’une population entière.

Malgré toutes les violations du droit international, Israël continue d’être soutenu par la plupart des pays européens et les USA. L’Europe collabore même aux violations du droit internationale et au génocide en vendant des armes à Israël. Seuls quelques pays européens (isolés) prennent des mesures sérieuses contre Israël et sa politique d’état génocidaire.

Précisions de vocabulaire

Le crime de guerre est une « violation grave du droit international humanitaire, commise pendant un conflit armé ». C’est peut-être bizarre, mais même en temps de guerre, il y a des règles à respecter. Ces règles visent à protéger les civils, les prisonniers de guerre, les blessés, le personnel humanitaire, c’est-à-dire toutes les personnes qui ne sont pas des combattants et des combattantes. La torture, le meurtre et les mauvais traitements des prisonniers de guerre, les pillages, les destructions de biens civils, les violences sexuelles : tout cela, ce sont des crimes de guerre.

Le crime contre l’humanité est un « acte inhumain, commis lors d’une attaque » générale ou systématique contre une population civile, en temps de guerre ou en temps de paix. Un crime contre l’humanité, c’est par exemple des disparitions forcées, des meurtres, l’esclavage, l’extermination, la déportation, le transfert de population, l’arrestation et l’emprisonnement arbitraires, le viol et tout ce qui s’apparente au viol.

Le crime de génocide, c’est l’intention de détruire totalement ou partiellement un groupe national, ethnique, racial ou religieux.

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