mercredi 19 juin 2024

L’ESSENTIEL L’information simple comme bonjour

Des animations pédagogiques

Les productions de L’Essentiel sont accompagnées d’exercices pédagogiques en vue souvent d’animations dans des groupes de publics peu qualifiés. Ces exercices sont des outils pour une meilleure compréhension de sujets liés à l’actualité et une plus grande analyse critique de ce qui se passe dans la société.

En voici deux exemples : le B.A.-BA de la Sécu et Animations multiples autour d’une Oasis.

LE B.A.-BA DE LA SÉCU

Tout le monde ou presque a déjà entendu ou vu ces sigles, mais peu savent ce
qu’ils recouvrent. FGTB, ONEm, FOREm: l’adulte les a déjà entendus souvent.

Dans cet exercice, les apprentis lecteurs établissent des correspondances entre le langage parlé et le langage écrit. Ils voient la structure du sigle et ils la mettent en correspondance avec les mots. Une correspondance qui se fait aussi, en l’occurrence, dans une autre langue : l’apprenti lecteur constate, avec VDAB, que les règles du sigle fonctionnent aussi dans un système linguistique étranger.

Avec certains organismes, la règle et le sigle ne fonctionnent pas. Il en est ainsi du FOREm et d’Actiris. FOREm, à l’origine sans doute pour « formation et recherche d’emploi », est devenu le « service wallon de l’emploi et de la formation ». Il en est ainsi d’Actiris, officiellement « service public d’emploi bruxellois ». Actiris remplace ORBEm, le sigle plus explicite pour ce qui était l’Office régional bruxellois de l’emploi, plus explicite, mais peu sexy.

Du son au sens

Ce travail sur la langue permet de mieux comprendre l’organisation du système de chômage en Belgique. Il y a, par exemple, une gestion fédérale (nationale) avec l’ONEm, mais la formation et la recherche d’emploi sont régionalisées. Ou encore, les syndicats sont aussi des caisses de paiement des allocations de chômage, originalité belge. Autre originalité, le bilinguisme de la région Bruxelles-Capitale signalée ici par Actiris, signifiant dans les deux langues, puisque le mot mêle deux termes : actif (actief en néerlandais) et iris (iris aussi en néerlandais). Avec l’exercice, les adultes en formation et en recherche d’emploi comprennent mieux ce qu’il y a derrière les sigles qui apparaissent dans leur vie quotidienne et même l’organisent. Ils comprennent mieux aussi l’organisation du pays. Ce travail sur la langue permet aussi d’ouvrir d’autres perspectives.

Du sens pour penser

Reprenons Actiris. Si nous voyons que l’iris est le symbole officiel de la région Bruxelles-Capitale, l’actif fait référence au dynamisme et à la rapidité. Une énergie que l’on retrouve dans un autre sigle : CPAS qui est passé du passif Centre public d’aide sociale au Centre public d’action sociale. On peut alors, avec nos apprentis lecteurs, réfléchir sur la portée de ces signes et sur leur évolution.

Une évolution qui signale aussi l’activation des allocations sociales, du comportement et de la recherche d’emploi et qui marque l’État social actif, remplaçant ce que certains appellent un peu vite «l’État providence». Nos apprentis lecteurs, souvent des personnes en recherche d’emploi, mesurent mieux alors les contraintes qui organisent leur parcours et les nouveaux devoirs qui peuvent limiter leurs anciens droits. Cela peut donc ouvrir une perspective de « capacitation citoyenne » à des apprentis lecteurs. Beaucoup de fins lettrés gagneraient à faire l’exercice…

Penser et agir


En mai 2014, avant les élections, le groupe Chômeurs actifs a manifesté dans les rues de Charleroi.

L’équipe de L’Essentiel relaie des actions de travailleurs et travailleuses sans emploi (TSE, un sigle encore) qui défendent leurs droits. C’est particulièrement le cas à Charleroi où un groupe militant réunit des TSE des deux syndicats CSC et FGTB (et hop, encore deux sigles !) et des personnes en formation.

Ce groupe s’appelle Chômeurs actifs et il a été très… actif fin des années 1990 et début 2000. Il intervient encore parfois publiquement pour rappeler les droits des personnes sans emploi.

Joëlle Van Gasse (à gauche), directrice du Centre d’insertion socioprofessionnelle (CISP, tiens, un sigle…) FUNOC (Formation pour l’Université Ouverte de Charleroi, on n’en sort pas hein !) accompagnait les stagiaires en formation dans cette manifestation, interpellation des représentants politiques. La FUNOC assume pleinement son rôle de formation pour l’insertion socioprofessionnelle des « peu qualifiés ». Elle favorise le développement de leur esprit critique, le respect de la citoyenneté et de la démocratie.
Photo Chômeurs actifs

Des animations pédagogiques

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Les productions de L’Essentiel sont accompagnées d’exercices pédagogiques en vue souvent d’animations dans des groupes de publics peu qualifiés. Ces exercices sont des outils pour une meilleure compréhension de sujets liés à l’actualité et une plus grande analyse critique de ce qui se passe dans la société.

En voici deux exemples : le B.A.-BA de la Sécu et Animations multiples autour d’une Oasis.

LE B.A.-BA DE LA SÉCU

Tout le monde ou presque a déjà entendu ou vu ces sigles, mais peu savent ce
qu’ils recouvrent. FGTB, ONEm, FOREm: l’adulte les a déjà entendus souvent.

Dans cet exercice, les apprentis lecteurs établissent des correspondances entre le langage parlé et le langage écrit. Ils voient la structure du sigle et ils la mettent en correspondance avec les mots. Une correspondance qui se fait aussi, en l’occurrence, dans une autre langue : l’apprenti lecteur constate, avec VDAB, que les règles du sigle fonctionnent aussi dans un système linguistique étranger.

Avec certains organismes, la règle et le sigle ne fonctionnent pas. Il en est ainsi du FOREm et d’Actiris. FOREm, à l’origine sans doute pour « formation et recherche d’emploi », est devenu le « service wallon de l’emploi et de la formation ». Il en est ainsi d’Actiris, officiellement « service public d’emploi bruxellois ». Actiris remplace ORBEm, le sigle plus explicite pour ce qui était l’Office régional bruxellois de l’emploi, plus explicite, mais peu sexy.

Du son au sens

Ce travail sur la langue permet de mieux comprendre l’organisation du système de chômage en Belgique. Il y a, par exemple, une gestion fédérale (nationale) avec l’ONEm, mais la formation et la recherche d’emploi sont régionalisées. Ou encore, les syndicats sont aussi des caisses de paiement des allocations de chômage, originalité belge. Autre originalité, le bilinguisme de la région Bruxelles-Capitale signalée ici par Actiris, signifiant dans les deux langues, puisque le mot mêle deux termes : actif (actief en néerlandais) et iris (iris aussi en néerlandais). Avec l’exercice, les adultes en formation et en recherche d’emploi comprennent mieux ce qu’il y a derrière les sigles qui apparaissent dans leur vie quotidienne et même l’organisent. Ils comprennent mieux aussi l’organisation du pays. Ce travail sur la langue permet aussi d’ouvrir d’autres perspectives.

Du sens pour penser

Reprenons Actiris. Si nous voyons que l’iris est le symbole officiel de la région Bruxelles-Capitale, l’actif fait référence au dynamisme et à la rapidité. Une énergie que l’on retrouve dans un autre sigle : CPAS qui est passé du passif Centre public d’aide sociale au Centre public d’action sociale. On peut alors, avec nos apprentis lecteurs, réfléchir sur la portée de ces signes et sur leur évolution.

Une évolution qui signale aussi l’activation des allocations sociales, du comportement et de la recherche d’emploi et qui marque l’État social actif, remplaçant ce que certains appellent un peu vite «l’État providence». Nos apprentis lecteurs, souvent des personnes en recherche d’emploi, mesurent mieux alors les contraintes qui organisent leur parcours et les nouveaux devoirs qui peuvent limiter leurs anciens droits. Cela peut donc ouvrir une perspective de « capacitation citoyenne » à des apprentis lecteurs. Beaucoup de fins lettrés gagneraient à faire l’exercice...

Penser et agir

En mai 2014, avant les élections, le groupe Chômeurs actifs a manifesté dans les rues de Charleroi.

L’équipe de L’Essentiel relaie des actions de travailleurs et travailleuses sans emploi (TSE, un sigle encore) qui défendent leurs droits. C’est particulièrement le cas à Charleroi où un groupe militant réunit des TSE des deux syndicats CSC et FGTB (et hop, encore deux sigles !) et des personnes en formation.

Ce groupe s’appelle Chômeurs actifs et il a été très... actif fin des années 1990 et début 2000. Il intervient encore parfois publiquement pour rappeler les droits des personnes sans emploi.

Joëlle Van Gasse (à gauche), directrice du Centre d’insertion socioprofessionnelle (CISP, tiens, un sigle...) FUNOC (Formation pour l’Université Ouverte de Charleroi, on n’en sort pas hein !) accompagnait les stagiaires en formation dans cette manifestation, interpellation des représentants politiques. La FUNOC assume pleinement son rôle de formation pour l’insertion socioprofessionnelle des « peu qualifiés ». Elle favorise le développement de leur esprit critique, le respect de la citoyenneté et de la démocratie.
Photo Chômeurs actifs

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