Comme nous vous l’avons annoncé dans le numéro de février,
la majorité des militantspersonnes qui s'engagent et qui agissent pour défendre une idée, une cause. de la FGTBAbréviation de Fédération Générale des Travailleurs de Belgique. Sa couleur: le rouge. a refusé l’accord
interprofessionnel.
Que s’est-il passé depuis ?
Comme prévu dans ce cas, le gouvernement fédéral a tranché.
En fait, il a repris tel quel le projet d’accord, sans en changer une ligne
!
Pour rappel, qu’y a-t-il principalement dans cet accord ?
* Une norme salariale de 4.5% pour les deux années à venir.
* La possibilité d’augmenter les heures supplémentaires jusqu’à 130
heures par an pour chaque travailleur
* La possibilité de payer les heures supplémentaires au lieu de
les récupérer
* Une aide de l’Etat de 80 millions d’Euros pour payer les charges
patronales de ces heures supplémentaires.
* Une participation plus grande des patrons à la formation des travailleurs
* La possibilité d’octroyer des primes aux travailleurs qui innovent dans
leurs tâches .
Dans chaque secteur d’activité (le métal, la construction,
l’horéca, les textile, l’imprimerie, etc…) des négociations
plus précises vont commencer. Les représentants des patrons et
des syndicats vont décider ensemble comment appliquer cet accord dans
leur secteur.
Les syndicats ont déjà annoncé qu’ils pousseraient
pour une récupération des heures supplémentaires plutôt
que le paiement. Cela pour ne pas aggraver le tauxpourcentage, partie d'un ensemble de chômage.
Ils ont aussi prévu d’essayer de mettre les contrats des ouvriers
au même niveau que les contrats des employés. En effet, les contrats
employés offrent plus de sécurité aux travailleurs. Les
patrons, eux veulent le contraire.