![]() Photo: Belga |
Une énormenombre qui donne la mesure règlementaire explosion et un panache de fumée
de plusieurs centaines de mètres de hauteur. Le gazoduc
de Fluxys qui traverse le zoning industriel de Ghislenghien a explosé
le 30 juillet dernier. La catastrophe a fait 21 morts et une centaine de blessés.
Mais que s’est-il réellement passé ?
Un mois après la catastrophe de Ghislenghien, personne ne
peut encore répondre à cette question. Une cellule judiciaire
a été mise sur pied. L’enquête s’annonce longue
et difficile, notamment parce qu’il existe plusieurs hypothèses.
Au lendemain des funérailles nationales, la ministre de la justice, Laurette
Onkelinx, s’est engagée à mettre tout en oeuvre pour faciliter
le travail des enquêteurs.
De nombreuses questions
Une chose est certaine: l’explosion s’est produite juste à
côté du chantier de construction de l’usine Diamant boart.
Autre certitude: le tronçon de la conduite de gaz qui a explosé
porte des traces de griffures dues à un engin mécanique. A partir
de là, le mystère est entier. Une première question peut
être posée. Pourquoi a-t-il fallu près d’une heure
entre la première alerte à la fuite de gaz et l’explosion?
Les versions des survivants, de la direction de Diamant boart et de la société
Fluxys varient parfois du tout au tout. Mais ce n’est pas la seule interrogation.
Quelle est la cause des dégâts constatés sur le gazoduccanalisation qui transporte du gaz sur une très longue distance?
Ces dégâts sont-ils à l’origine de l’explosion?
Pourquoi a-t-on senti des odeurs de gaz alors que le méthane
qui est transporté dans ce gazoduc est inodore?
Comment ce gaz a-t-il pu s’enflammer alors qu’il était sous
haute pression? Pourquoi les pompiers présents sur place n’ont-ils
pas fait évacuer la zone? Seule l’enquête du juge Bresoux
permettra peut-être de répondre à ces questions.
Le calvaire des victimes
En attendant, pour les victimes, le calvaire ne fait que commencer. C’est
le cas des grands brûlés qui vont devoir subir des traitements
lourds et coûteux, parfois pendant plusieurs années. Ils devront
aussi faire face aux séquelles physiques et psychologiques d’un
tel événement. Les autres blessés, plus légers,
se remettront aussi difficilement, sur le plan psychologique. Et il ne faut
pas oublier les habitants des villages environnants qui ont été
choqués par l’explosion et qui ont parfois subi des dégâts
importants.
Deux associations de riverains se
sont portées partie civile pour avoir accès au dossier et
pouvoir ainsi suivre l’évolution de l’enquête. Les
habitants veulent aussi être associés aux discussions sur l’avenir
du zoning industriel. Déjà avant le drame, ils s’opposaient
au projet d’extension.
Pour toutes les victimes, une cellule psychologique a été mise
sur pied. Mais bien d’autres problèmes se posent encore. Pour cela,
le ministère de la Justice a créé une cellule de coordination
d’aide aux victimes. Celle-ci est chargée de conseiller et d’orienter
au mieux les victimes.
De nombreuses remises en cause
Et puis, comme toujours après un drame d’une telle importance,
on remet tout en question! Un exemple: des pompiers volontaires revendiquent
en vainInutile et depuis des années, un véritable statut et une augmentation
salariale. Autre chose. On a découvert que notre sous-sol était
bourré de canalisations et que les plus petites ne sont pas toujours
signalées sur les cartes. Certaines étaient même tenues
secrètes comme celle de l’OTANOrganisation du traité de l'Atlantique Nord. Les Etats-Unis, plusieurs pays occidentaux ainsi que la Turquie sont membres de l'OTAN. C'est une organisation militaire qui intervient en cas d'agression d'un de ces membres . qui transporte du carburant à
usage militaire. Autre remise en cause: les procédures de délivrance
des permis de bâtir et d’exploiter pour les sociétés
de distribution de gaz, d’eau et d’électricité. Bref,
c’est la grande lessive… Reste à savoir si on en sortira plus
sage et plus prudent.
Thierry Vangulick
15 réponses
je suis une victimes de l explosion de ghislenghien et je trouve pas tres correct de ne pas avoir evacuer le chantier je suis bruler au 3eme degre sur 40 pour cent du corps je viens d avoir 26 ans avec le temps qu il va me falloir pour me remettre correctement me fais perdre d une certaine facon ma jeunesse je ne sais plus rien faire et ne peut plus rien faire je trouve ca dommage que des ouvriers essayant de gagner leur vie comme toutes personnes finissent comme ca c est pas possible il faut faire quelque chose afin qu il n y ai plus de drame comme ça
Nous remercions David de l’intérêt qu’il porte à notre site et lui souhaitons bon courage.
je viens de lire le message de david et je suis d’accord avec ces remarques mais qu’il sache que la vie est devant lui peut être plus la même mais il est vivant; j’ai perdus mon meilleur ami lors de la catastrophe il est mort en essayant de sauver d’autre personnes car il était pompier. il laisse quatre enfants et une femme dont la derniére auras un an ce mois de juillet elle ne pourras même pas être serrée dans ses bras mais il serra toujours là et ma famille et moi même aussi. enfin maintenant david courage et sache que la vie est injuste courage.
que diamant boart pensent aux famille des victimes.
Bonjour David,
Je me souviens de toi: j’ai travaillé au planning (je remplaçais Patrick qui avait eu un grave accident de voiture) chez DB, avec Michel Bel., et ensuite comme “responsable des sociétés extérieures”.
J’ai vu les reportages TV et ton histoire: cela m’a fort touché … Il t’en aura fallu du courage pour surmonter ces épreuves, et le chemin de croix n’est pas terminé.
Heureusement, tu as une famille formidable qui t’aide.
Je te souhaite de te rétablir et de pouvoir mener une vie heureuse malgré les traces, séquelles et conséquences.
Bonne chance
Didier
Verhoeven69@hotmail.com
C’est avec beaucoup d’émotion que je viens de suivre le reportage télé …
Je tenais à saluer le courage de tous , et je m adresse en particulier à David, en lui disant ” lorsque vous disiez qu il vous restait l épreuve du miroir, je dirai: pas de prob petit David, je ne vous connaissais pas avant mais je peux vous dire que vous ètres toujours très mignion, vous avez une belle petite famille , et toute la vie devant vous….”
j’ai eu (toute proportion gardée) un fils brulé par le passé, je peux comprendre la douleur….
Je vous souhaite un prompt rétablissement
on pouver eviter ce drame car je aussi une victime de ghislenghin ou est la justice a qui la faute ou sont passer les don
Afin de prévenir des catastrophes le territoire belge et plus précisément les zones de chantier(s), sont, chaque jour, survollés par les hélicoptères et le personnel d’inspection des sociétés distributrice de gaz. Pour faciliter la tâche des inspecteurs, des balises sont disposées au sol, numérotées et visibles depuis les airs.
Dans ce contexte, comment est-il possible que des accidents, du genre que nous connaissons, arrivent encore ?
Qu’en est-il exactement du pouvoir de contrôle des pompiers relevant de l’autorité et responsabilité des bourgmestres des communes belges ? Mais aussi…
Comment se fait-il que des entreprises, des chantiers continuent, toujours à l’heure actuelle, de “tourner” en bafouant les plus élémentaires règles de sécurité ?
Pour avoir travaillé dans un très grand hôtel, je ne comprends tjs pas comment on accorde des autorisations d’exploitation sur base d’inspections “sommaires” d’édifices privés/(semi-)publics sous la supervision/contrôle de pompiers parfois “trop peu regardant”…
Heureusement, les choses changent un peu…
Faut-il, comme à chaque fois, que des malheurs arrivent pour mesurer la nécessité profonde de prendre un peu plus au sérieux les mesures de prévention et de sécurité qui devraient être réellement appliquées ça et là en Belgique et ailleurs ?
A chaque fois, lors de catastrophes, ce sont hélas trop souvent les petites gens “de terrain” qui font les frais. Ainsi : les soldats du feu, les ouvriers, les habitants des citées (surpeuplées)…
— Avec correctif —
Afin de prévenir des catastrophes le territoire belge et plus précisément les zones de chantier(s)sont, à longueur d’année, survollés par les hélicoptères et le personnel d’inspection des sociétés distributrice de gaz. Pour faciliter la tâche des inspecteurs, des balises sont disposées au sol (châpiteaux noir/jaune), numérotées et visibles depuis les airs.
Dans ce contexte, comment est-il possible que des accidents, du genre que nous connaissons, arrivent encore ?Mais aussi…
Qu’en est-il exactement du pouvoir de contrôle des pompiers relevant de l’autorité et responsabilité des bourgmestres des communes belges ? Et…
Comment se fait-il que des entreprises, des chantiers continuent, toujours à l’heure actuelle, de “tourner” en bafouant les plus élémentaires règles de sécurité ?
Pour avoir travaillé dans un très grand hôtel, je ne comprends tjs pas comment on accorde des autorisations d’exploitation sur base d’inspections “sommaires” d’édifices privés/(semi-)publics sous la supervision/contrôle de pompiers parfois “trop peu regardants”…
Heureusement, les choses changent un peu…
Faut-il, comme à chaque fois, que des malheurs arrivent pour mesurer la nécessité profonde de prendre un peu plus au sérieux les mesures de prévention et de sécurité qui devraient être réellement appliquées ça et là en Belgique et ailleurs, quitte à ce que cela coûte à la collectivité et au privé ? Force est de constater également, que, comme à chaque fois, lors de catastrophes, ce sont hélas les petites gens (“de terrain”) qui font les frais (“soldats du feu”, ouvriers et, dans une moindre mesure, les habitants des citées populaires ou les particuliers vivants dans des taudis)…
je suis aussi une victime de la catastrophe, et 3 ans après il y a encore de la souffrance physique et psychologique,le parcours est long et pénible, mais nous devons faire face malgré tout . Je tien a rendre hommage a toutes les victimes ,qui ne sont plus là, ainsi a ceux qui se battent pour continuer le long combat qui ils nous restent a faire.Merci encore au gens qui pense encore à nous, et qui nous soutiennent.
le 30 juillet 2007
voila le jour
ou mes pensées vont vers touts
ces braves gents a tous ceux qui ne sont plus la est touts ceux qui souffre encore moi aussi j’etait la mais j’ai eu de la chance avec mes collegues de se sauvée par l’autoroute et la des braves gents sont venue a notres secours il n y a pas de mots pour vous dire l’enfers de cette apocalypse .aujourd’hui encore je suis a ma fenetre je vois le jardin du souvenir aujourd’hui encore je vois ces braves gents venir pleurées leurs morts mais brave gents n’oublier jamais nos morts et surtouts nos braves et courageux blessée merçi pour eux
Bonjour,
J’ai un proche ami qui a heureusement survécu à ce drame… Il était de garde entant que gendarme et donc était dépêché sur les lieux ce jour là…
J’avais 14-15 ans à cette époque… Je suis tombée en dépression, j’ai suivi plusieurs séances chez des spécialistes pour essayer de m’en remettre, alors qu’il ne faisait même pas partie de ma famille et qu’il était encore vivant ; j’imagine l’état d’esprit des membres de la famille d’un défunt…
Maintenant, 4ans plus tard, alors que les caisses des associations qui viennent en aide aux familles des victimes et aux victimes elles-même sont vides, heureusement des élèves de l’Athenée Royal D’Ath et de Tournai se sont mobilisés dans un spectacle de charité où ils déclamaient des chansons de J-J Goldman… Je ne connais pas encore le “butin” qu’ils ont amassés par simple charité…Mais le fait est que, moi aussi je suis à l’Athenée d’Ath, et bien, j’ai été incapable d’y participer, j’ai eu un blocage, je suis restée statique, alors que j’aurai tellement voulu faire ce geste pour eux ! Cela prouve peut-être que la blessure ne s’est pas encore refermée…
J’en viens au fait, apres 4ans, je retombe dans la dépression, je compte encore me faire aider, mais je sais que jamais je pourrais dépasser cette douleur…
C’est pour ca que je suis admirative devant le courage des victimes ainsi que de leur famille…
J’espère que ce drame aura suffit à faire réfléchir la Belgique et voire même les autres pays limitrophes qu’il faut plus de sécurité durant les travaux où une conduite de gaz se trouve sur le chantier !! 132 personnes accidentées sans compter le nombre de personnes qui ont des séquelles psychologiques , je pense que cela est bien assez, même tellement trop !!
De tout coeur avec vous et que les gens comprennent enfin que la vie est sacrée et qu’il n’est rien sur terre de plus vil que de la retirer même involontairement.
“Parlez de ses peines ,c est déjà se consoler”A Camus
et se décharger d une injustice est salutaire pour la santé ,il ne faut pas garder une révolte en soi sinon elle va vous détruire petit à petit
C est plutôt courageux de divulguer ce qu on ressent et c est déjà aller vers un avenir plus sain.
Bon courage à tous
“A CHACUN SA VERITE” (Luigi Pirandello)
“LA CATASTROPHE de GHISLENGHIEN du Vendredi 30 Juillet
2004 à 8h.55”
=======================================================Comme PARTIE CIVILE chez le Juge d’Instruction
de Tournai Gérard BRESOUX du 10 Septembre 2004,
que je vais confirmer,comme personne informée le
LUNDI 29 Septembre 2008 à 9 heures à la Chambre de
Conseil aux HALLES de l’EXPOSITION de Tournai,
ma thèse su la NON ASSISTANCE à PERSONNE en DANGER,
avec des élements,fera ressortir la VERITE.
FRANCESCONI Benito,ex minoritaire d’ELECTRABEL et
minoritaire de SUEZ.