L’affaire de tous


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Le 1er avril 2006 | |  4 messages


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La Fondation Roi Baudouin a publié, en mars, un rapport sur le sentiment
d’insécurité des citoyens en Belgique. Cette enquête
essaye de dégager les causes de ce sentiment et propose des pistes de
solutions.


Photo : Belga

La Fondation Roi Baudouin a fait pendant plus d’un an une enquête
auprès de nombreuses personnes. Les chercheurs ont interrogé des
femmes, des hommes, des personnes âgées, des jeunes, des immigrés,
etc. Dans toutes sortes de villes et de quartiers. Souvent, on parle de l’insécurité en
chiffres : nombre de vols, d’agressions, etc. Mais l’insécurité est
avant tout un sentiment, une émotion. On se sent en insécurité.
Ce sentiment peut fort varier d’une personne à l’autre, ou
d’un moment à l’autre. Au lieu de se contenter des chiffres
de la police, la Fondation a été à la rencontre des gens,
qui ont pu s’exprimer en toute liberté.

Un sentiment

Il existe plusieurs niveaux au sentiment d’insécurité. On
peut se sentir en insécurité à cause de différents évènements
de la vie : les faits-divers habituellement racontés dans les journaux
comme les agressions, les vols, etc. Mais il existe bien d’autres événements
insécurisants : les rackets à l’école, la circulation
routière parfois agressive, la violence dans les stades de foot. Se faire
frapper par son conjoint, perdre son emploi, ne plus avoir un sou en poche pour
manger ou se laver dans un bain public, être enfermé dans un centre
de détention pour réfugiés politiques, sont aussi des circonstances
insécurisantes. La Fondation insiste sur le fait que ce sentiment doit être
pris au sérieux car il crée un réel mal-être.

On remarque
que plus les personnes vivent dans la précarité ou l’isolement,
plus leur cadre de vie est laid, plus ce sentiment est fort. Ainsi, on se sentira
plus vite en insécurité si on est sans emploi, si on est seul,
si on est âgé, si on vit dans des quartiers défavorisés.
On remarque également que pour s’en protéger, les personnes
s’isolent encore plus et essayent d’éviter les événements
sources d’insécurité. C’est une boucle sans fin qu’il
faut combattre d’urgence. En s’isolant, les différentes catégories
de personnes n’apprennent pas à se connaître. Et on sait qu’on
a souvent peur de ce qu’on ne connaît pas.

Solutions ?

La Fondation Roi Baudouin propose plusieurs pistes pour combattre ce problème.

D’une part, elle demande aux autorités de s’occuper des causes
objectives comme la criminalité, les infractions diverses. Elle lance
aussi un appel aux associations et aux communes pour qu’elles inventent
des projets qui aident à diminuer ce sentiment. L’idée est
d’aider les gens à mieux se connaître et à se rapprocher.
Aider les jeunes et les personnes plus âgées ou les gens d’origine
différente à se rencontrer. Elle incite aussi chacun d’entre
nous à adopter un comportement plus respectueux des autres. La sécurité,
c’est bien l’affaire de tous.

Marie-Luce Scieur


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Vos commentaires

  • ERIC

    Le 17 octobre 2007 à 07:09

    Bonjour REMY, tout à fait d’accord avec toi et pour continuer le débat, sachez que l’argent que rapporte tous ces radars ne peut être réinvesti que dans du matériel.
    Voilà pourquoi, il y a deux mois, nous avons pu lire dans les journaux qu’une zone de police avait reçu 10 nouvelles motos mais, et c’est là la meilleure, cette zone n’avait pas de motards pour mettre dessus !!!
    Voilà aussi pourquoi nous voyons fleurir dans nos rues des beaux petits panneaux electroniques qui indiquent pour info la vitesse à laquelle on roule, super !!(mais ça coûte un pont cette connerie).
    Sur les autoroutes française, les flashs sont clairement indiqués et très visibles donc, tout le monde ralenti d’office à cet endroit ; en Belgique, sur l’autoroute, la police devrait investir dans des branchages synthétiques pour encore mieux se camoufler et pouvoir encore mieux vous couillonner. Vous ne vous rendez même pas compte que vous avez été flashé et vous ne ralentissez donc même pas !!!
    On veut faire règner la terreur, vous devez avoir constamment le sentiment d’être contrôlé et menacé ; très typique de notre "démocratie".
    Le prétexte de la sécurité est devenu la plus belle pompe à fric de l’état mais qu’en est-il ? Oh, on va sûrement vous pondre une très sérieuse statistique de l’université de Yioutsiplou comme quoi le nombre d’accidents a chuter de manière considérable sur nos routes ; certainement de manière aussi inversément proportionnelle que l’insécurité qui règne dans nos villes et contre laquelle la police devient de plus en plus impuissante. Là aussi on vous prétendra sûrement le contraire par le biais de belles statistiques.
    En fait, je commence à en avoir marre de ce pays de clowns, ce n’est peut-être pas plus rose ailleurs mais, la crédibilité est mieux pensée en tous cas !!!

    Répondre à ce message

  • REMY

    Le 16 octobre 2007 à 11:32

    Un autre débat ?

    Ces beaux raars pleins de sous pour l’état !!!!
    Une simple question :

    Un de ces radars a t il déjà empéché un idiot de continuer a 200 KM/h et de tuer 3 ou 4 personnes 1km plus loin ?

    Un radar vous dépouille d’une somme fixée.

    2 policiers à moto sur l’autoroute vous incitent à immédiatment à une conduite responsable.

    Bien sur le radar rapporte, bien sur les 2 policiers de la route coutent !!!!

    A
    quelle somme l’état évalue t il vore vie ?

    Pauvre état qui privilégie une fois de plus un impôt indirect à une véritable sécurité !!!!!

    Tiens, bizarre ! comme c’est étrange !, je ne me souviens plus du nom de mon policier de quartier.... voici bien 20 ans que je ne l’ai plus vu..........

    Je me demande si il vit encore......

    Répondre à ce message

  • Pierre CARLIER

    Le 9 février 2007 à 11:01

    Quand 10 bagnoles ont été cambriolées derrière chez moi. Quand 10 sacs ont été arrachés près de chez moi. Quand 10 appartements ont été cambriolés près de chez moi. Quand 3 car-jacking ont eu lieu près de chez moi. Alors, l’insécurité n’est pas un sentiment ou une émotion. C’est une réalité, c’est un fait !

    Répondre à ce message

  • ALLARD JM

    Le 5 février 2007 à 18:52

    Depuis un certain nombre d’années je travaille sur des projets qui porte leurs fruits et qui annonce les points rouge en matière de banditisme ou de petits délits,dommage que mes nombreuses demandes auprès de nos ministres ne ce résulte en rien....et pourtants tous ces problèmes sont prévisible
    Dommages que nos ados en paye les conséquances et cela ne fait que commencé

    ags-allard@hotmail.com

    Répondre à ce message

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