Sharon hors combat


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Le 1er janvier 2006 | |  3 messages


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Ariel Sharon, le premier ministre israélien a été hospitalisé le
4 janvier à Jérusalem après une hémorragie cérébrale
grave. Il a subi une lourde intervention chirurgicale. Placé en coma artificiel,
son état est jugé très grave par les neurochirurgiens. C’est
sans doute la fin politique pour cet homme de combat.


Photo : Belga

Ariel Sharon a 77 ans. Quelle que soit l’issue de son hospitalisation,
il est presque certain que son activité politique va s’arrêter
ici. Les séquelles liées à son accident sont jugées
irréversibles.

Un homme d’exception

Que l’on partage ou non les idées radicales d’Ariel Sharon,
il faut admettre qu’il a marqué de sa personnalité toute
une époque de la vie de l’Etat d’Israël. D’origine
biélorusse, Ariel Scheinermann, de son vrai nom, s’engage à 17
ans dans l’armée clandestine des Juifs de Palestine, la Haganah.
Il participe à la guerre d’indépendance israélienne.
En 1953, il crée les « Commandos 101 », une unité d’élite
spécialisée dans les raids de représailles en territoire
arabe. Ariel Sharon est un guerrier. Il veut à toute force l’existence
et l’indépendance d’Israël. Lors de la guerre du Sinaï,
il commande le corps des parachutistes. En 67, il conduit une division blindée
pendant la guerre des six jours. C’est la conquête de la Cisjordanie,
de la Bande de Gaza, du plateau du Golan et de Jérusalem-est.

Du char d’assaut au rouleau compresseur

Sharon quitte le service actif de l’armée en 1973 pour entrer en
politique. Il crée le parti nationaliste, le Likoud. La même année,
il reprend du service dans l’armée : il dirige une division blindée
pendant la guerre du Kippour. En dépit des ordres reçus, il franchit
les limites du canal de Suez en encerclant les forces égyptiennes. Il
marque de sa personnalité tous les grands événements militaires.
Il débute réellement sa carrière politique comme élu
au parlement en 1977. Il devient rapidement ministre dans les gouvernements, à de
nombreuses reprises. Comme ministre de la défense, il va endosser la responsabilité « indirecte » (selon
une commission d’enquête) des massacres de Sabra et Chatila lors
de l’invasion du Liban en 1982. Il démissionne, mais l’interruption
est de courte durée. Le ministre reprend du service deux ans plus tard
aux postes les plus élevés du gouvernement et du parti nationaliste,
ministre des Affaires étrangères, président du Likoud. Il
deviendra Premier ministre en 2001 et sera réélu à ce poste
en 2003 après une victoire historique. L’homme lance la construction
d’une séparation (« ligne verte ») avec la Cisjordanie.
Plus tard, il lance un plan de séparation d’avec les Palestiniens
qu’il accuse de ne pas tenir leurs engagements.

Dur comme les pierres

On se souvient aussi d’Ariel Sharon pour sa visite à l’esplanade
des Mosquées de Jérusalem en septembre 2000. Les Arabes ont considéré cette
visite comme une provocation. Elle a déclenché la deuxième
intifada. Pourtant, en 2004, Ariel Sharon envisage de démanteler les colonies
juives de la Bande de Gaza. A cause de cela, il perd sa majorité à la
Knesset (le parlement). Il persiste et forme un gouvernement de coalition coalition alliance entre plusieurs groupes avec
les Travaillistes. Malgré l’opposition dans son parti et surtout
de l’extrême-droite, il continue à évacuer les colons
des territoires occupés. Curieuse fin de parcours pour cet homme qui a
construit des murs, reçu des cailloux et détruit d’autres
murs.

Nicolas Simon


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Vos commentaires

  • Juan

    Le 18 juin 2006 à 20:29

    Bonjour,

    à Sam...

    votre médiocrité est affligeante, aucun esprit critique, rien que de la haine et du mépris pour tout qui ne pense pas comme vous...vous êtes à plaindre !

    Sharon ayant empoisonné Arafat, c’est d’un délire, je suppose que c’est à la mosquée que l’on vous a bourré le crâne de ce genre de conneries...

    Sharon est un criminel de guerre, cela a été reconnu ... Arafat est un terroriste ayant reçu le Prix Nobel de la Paix suite à un tas de magouilles politiciennes de bas niveau...

    Quant à dire que la maladie de Sharon est une juste punition, je laisse aux lecteurs le soin d’analyser votre idée du respect de la personne humaine...

    Répondre à ce message

  • SAM

    Le 18 juin 2006 à 13:30

    c quoi toutes ces héloges cet homme est un criminel de guerre avez oubliez les massacres de SABRA et CHATILA quelle honte cet article me répugne.
    Je rappelle qu’il a été jugé par la cour internationnale des droit de l’Homme comme étant un criminelle de guerre de même en Israel.
    Comme on dit la roue finit toujours par tourné ce qui lui arrive n’est rien d’autre qu’une punition pour tous les crimes qu’il a commis commis du verbe commettre, c’est faire quelque chose contre la loi : voler, tuer,... notamment l’empoisonnment d’Arafat qu’il a commis sans que personne ne fasse rien est ce normal NON ET NON.

    Répondre à ce message

  • Jean-Michel

    Le 30 janvier 2006 à 10:58

    Merci pour cet article objectif, très original, vigoureux par ses idées et la conclusion bien trouvée de sa vie politique.

    Répondre à ce message

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