Un autre monde possible, en Afrique


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Le 22 janvier 2007 | |  3 messages


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Le septième Forum social mondial a lieu au Kenya, en Afrique. 150 000 personnes discutent et font la fête. Ils crient, une fois encore : « un autre monde est possible ! ». Mais ils doivent aussi sortir du Forum avec des propositions et des projets d’actions pour changer réellement le monde actuel. Pas facile…


Photo : Belga

Depuis 2001, ceux que l’on appelle les altermondialistes se réunissent une fois par an dans un grand forum social mondial. Ce sont des syndicats, des mouvements sociaux de toutes sortes, des réseaux de résistance à la mondialisation dans tous les domaines : environnement, éducation, droit de la femme, dette des pays pauvres, droit des travailleurs, etc.

En Afrique

Cette année, le Forum social mondial est à Nairobi, capitale du Kenya, pays d’Afrique. C’est la 1ère fois que le Forum mondial a lieu en Afrique. En choisissant l’Afrique, les altermondialistes veulent marquer une nouvelle étape dans leur lutte contre la mondialisation libérale et la logique du profit à tout prix. L’Afrique est en effet le symbole symbole Personne ou chose qui représente bien un sentiment, une idée, qui sert d’exemple des inégalités du monde d’aujourd’hui. C’est en Afrique qu’il y a les pays les plus pauvres. L’Afrique ne pèse pas lourd dans les grandes négociations négociations discussions pour arriver à un accord internationales du commerce et de la politique. Même dans le mouvement altermondialiste, l’Afrique a aussi du mal à se faire une place. Le mouvement altermondialiste est surtout porté par des Européens et des Sud-Américains. Sur les 20.000 participants du 1er Forum social mondial au Brésil, en 2001, seulement quelques dizaines d’Africains avaient eu les moyens de faire le voyage...

Et ce sont pourtant les Africains qui souffrent le plus du commerce injuste, de problèmes d’environnement, de la guerre, de la dette, … Le 7e Forum a d’ailleurs commencé par une manifestation pour la paix dans le bidonville de Kibera, à quelques kilomètres de Nairobi. C’est un des plus grands bidonvilles d’Afrique. Entre 800.000 et 1 million de personnes y vivent. Le Forum est un message d’espoir pour les Africains. Au-delà du message, le Forum permet aux mouvements africains de se rencontrer, de s’organiser pour mener ensemble des actions. Selon les organisateurs du Forum, cela avait marché en Inde au Forum social mondial de 2004. Le Forum a favorisé la collaboration entre associations, syndicats et partis politiques indiens. Cette année, à Nairobi, les altermondialistes espèrent développer les réseaux africains internationaux de défense des droits de l’homme, du droit à l’eau, de lutte contre l’évasion fiscale, du problème des migrants.

Dans le monde

Le Forum social a lieu à Nairobi et s’intéresse donc, cette fois, plus particulièrement à l’Afrique. Mais c’est aussi un forum mondial. Les 100 à 150 mille délégués viennent de toutes les régions du monde : Asie-Pacifique, Amérique latine, Caraïbes, Amérique du Nord, Europe et bien sûr Afrique. Et quand tous ces mouvements se rencontrent, les sujets de discussions sont nombreux. A Nairobi, ils parlent du SIDA, des droits des femmes, de la lutte contre la privatisation, des personnes sans terre, de la paix, des migrations des populations, de la mémoire des peuples et des luttes, de la question de la jeunesse, de la dette des pays du Sud, des accords commerciaux, du travail, du logement.

La liste des problèmes est longue. Mais quelles sont les solutions ? Toute l’année, ces délégués luttent contre la mondialisation libérale. Mais ils sont dans des organisations et associations très différentes. Comment trouver un projet qui les rassemble tous ? Quelles actions peuvent-ils mener ensemble ? Les organisateurs du Forum veulent sortir des 6 jours de débats et rencontres avec des choses concrètes. Des propositions et des actions pour changer le réel et pour avancer vers cet « autre monde possible ». Début des années 2000, le Forum social mondial a eu le mérite de rappeler aux décideurs et aux citoyens qu’il ne faut pas détruire les services publics, que le seul libre-échange des marchandises ne règle pas les problèmes de la société, que la compétition économique à tout prix fait d’énormes dégâts. Le Forum social mondial est contre la mondialisation libérale. Et il résiste. Bien. Mais que propose-t-il pour arriver à cet « autre monde » plus juste et plus égalitaire ? En 2007 et les années à venir, il devra le dire et le faire. Pas facile…

Thierry Verhoeven


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Vos commentaires

  • MOHAMED

    Le 2 mars 2007 à 17:26

    Je pense qu’il ne faut pas blamer les altermondialistes.Ils ont le mérite de critiquer les méfaits de la mondialisation.Il ne faudrait pas oublier que toute lutte part d’abord des idées avant de se traduire en actions concrètes.

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  • Johnny

    Le 24 janvier 2007 à 14:24

    Pour répondre à Henry, faut pas trop critiquer les atlermondialises. Il se battent quand même pou des trucs. Bon d’accord, ils n’ont pas la soluion pour tout.

    Répondre à ce message

  • Henry

    Le 23 janvier 2007 à 11:53

    L’altermondialisme, c’est des discours et encore des discours, des bonnes intentions mais rien de concret, juste des gens qui s’amusent aux rebelles et se croient importants parce qu’ils critiquent le système. Et pendant ce temps-là, la misère gagne…

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