Comme à la Région et au fédéral, le budget de la Fédération Wallonie-BruxellesPouvoir compétent pour les francophones de Wallonie et de Bruxelles. est en déficitce qui manque pour qu'un budget soit en équilibre. Le gouvernement veut donc faire des économies. Des économies ? Mais où ? La réponse est simple : dans l’enseignement. La ministre de l’enseignement Valérie Glatigny et le gouvernement ont fait voté des mesures qui ne plaisent pas à beaucoup d’enseignants, d’étudiants et de parents.
L’enseignement est le plus gros poste du budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). En 2025, le budget de la FWB était de 15 milliards d’euros. L’éducation, la recherche et la formation coutent au total 10 milliards d’euros. C’est 2/3 des dépenses. Les économies touchent les enseignants, les élèves du maternel, du primaire, du secondaire et du supérieur. Elles touchent donc aussi les parents.
Les enfants, les élèves, les étudiants
En Fédération Wallonie-Bruxelles, plus de 55 000 enfants avaient un repas chaud gratuit à l’école maternelle ou primaire. Le gouvernement diminue les budgets de 21,4 à 8,2 millions d’euros. Beaucoup d’enfants n’auront plus de repas gratuit. Cela touche surtout les familles les plus pauvres. Des enquêtes montrent que pour les enfants des familles pauvres, le repas à l’école était leur vrai seul repas de la journée.
Les enfants de la maternelle et du primaire reçoivent un peu de matériel scolaire gratuit (bloc de feuilles, compas, bic…). Le budget diminue de 54%. Il passe de 24 millions à 11 millions d’euros.
Pour suivre les cours à l’université, il faut payer un minerval. Il est de 836 euros. Cela va toucher les étudiants de famille de la « classe moyenne ». Ce sont des étudiants venus de familles qui ont un revenu trop élevé pour avoir une bourse d’études. Mais, ces familles ne sont pas riches du tout. Ces familles font déjà des sacrifices pour payer les études de leurs enfants.
Les élèves des académies sont aussi touchés. On a la chance en FWB d’avoir beaucoup d’académies. Des « écoles » pour apprendre à jouer de la musique, à danser, à déclamer, à peindre… Les cours étaient gratuits pour les enfants de moins de 12 ans. C’est fini. Ces enfants paieront 95 euros par an comme les enfants plus âgés. Evidemment, ce sont les familles les plus pauvres qui sont surtout touchées.
Les enseignants
Dans l’enseignement, comme dans beaucoup de services publics, les enseignants sont nommés. Cela veut dire qu’ils ont un emploi plus stable et qu’ils sont mieux protégés contre le licenciement que les travailleurs des services privés. Le gouvernement veut maintenant engager les enseignants sous contrat à durée indéterminée. C’est le type de contrat qui se fait dans les entreprises privées. Ce type de contrat protègera moins l’enseignant. La FWB devra aussi payer des cotisations patronales pour la sécurité sociale comme les entreprises privées. Cela va couter 500 millions d’euros par an.
Les enseignants auront donc un moins bon contrat. Ils devront aussi travailler plus sans gagner plus. Pour l’instant, un enseignant du secondaire inférieur donne cours en classe 22 heures par semaine. Un enseignant du secondaire supérieur donne cours en classe 20 heures par semaine. Il faut ajouter à ces heures les préparations de cours et les corrections. On estime que c’est plus long de préparer les cours et de corriger les copies dans l’enseignement secondaire supérieur. Donc, ils donnent 2 heures en moins de cours en classe. Le gouvernement propose de mettre tout le monde à 22 heures de cours en classe par semaine.
Beaucoup d’enseignants protestent contre toutes ces mesures d’économie. Ils rappellent que 35% des enseignants quittent l’enseignement dans les 5 ans après leur engagement. Avec ces mesures d’économie, plus d’enseignants encore vont abandonner…