vendredi 19 juillet 2024

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Greta dans le texte

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Greta Thunberg est une jeune fille suédoise qui se bat pour le climat. Elle appelle les élèves du monde entier à faire la grève de l’école et à manifester pour le climat. Elle prend la parole devant les dirigeants de la planète, devant nos représentants politiques, devant des patrons, devant des banquiers. Ses discours sont clairs, nets, directs et portent toujours les mêmes idées fortes. Son premier discours célèbre, c’était le 12 décembre 2018 à l’occasion d’un sommet sur le climat en Pologne. Lisons-le.

Tout le monde peut agir

« Mon nom est Greta Thunberg. J’ai 15 ans et je suis suédoise. Je parle ici à la COP24 au nom de l’association Climate Justice Now. La plupart des gens pensent que la Suède est un trop petit pays pour avoir une action digne d’être prise en compte. Au contraire, nous avons la conviction que nul n’est si petit qu’il ne puisse faire bouger les choses. Preuve en est que quelques enfants ont pu faire la une des journaux autour du monde rien qu’en arrêtant d’aller à l’école, alors imaginez ce que ça ferait si tout le monde s’y mettait, et si on se mettait à vraiment le vouloir.»
Que dit-elle ? Elle se présente puis elle dit « nous ». Des individus et des petits mouvements peuvent paraitre sans importance, mais ils font pourtant l’actualité. Elle lance indirectement un appel à ce que tout le monde bouge pour le climat, et l’air de rien, elle menace les dirigeants d’un mouvement qui pourrait être bien plus grand et bien plus dérangeant que le mouvement des enfants, que des élèves en grève.

Dirigeants sans maturité

« Vous répétez le sempiternel discours de la croissance verte parce que vous avez peur d’être impopulaires. Vous n’imaginez rien d’autre que pousser plus toujours loin les mauvaises idées qui nous ont mis dans cette impasse, alors que la seule bonne idée serait de tirer le signal d’alarme. Vous n’êtes pas assez adulte pour dire les choses telles qu’elles sont, pour constater le désastre que vous laissez à nous les enfants. Pour moi être impopulaire est le dernier de mes soucis. Ce qui m’importe c’est la justice climatique et une planète vivable.»
Elle retourne la critique qu’on lui fait d’être une « enfant ». Elle dit aux dirigeants politiques qu’ils n’ont pas assez de maturité, qu’ils ont peur des réactions de la population s’ils disent la vérité, qu’ils utilisent toujours la même recette qui n’est pas une solution. Elle dit qu’elle, elle n’a pas peur des réactions de la population car elle défend un environnement meilleur pour la Terre et les êtres humains.

Injustices

« Notre civilisation est actuellement sacrifiée au bénéfice d’un très petit nombre de personnes qui continuent à amasser d’énormes sommes d’argent. Notre biosphère est sacrifiée pour que les gens riches dans les pays comme le mien continuent à vivre dans le luxe. Et ce sont les souffrances de la grande majorité des gens qui alimentent le luxe d’un très petit nombre de privilégiés. »
Elle souligne qu’une minorité de personnes vivent dans la richesse sur le compte de la majorité de la population et en détruisant la planète.

Il faut agir

« En 2078, j’aurai 75 ans. Le jour de mon anniversaire, mes petits enfants seront peut-être autour de moi et ils me demanderont pourquoi vous n’avez rien fait alors qu’il était encore temps d’agir. Vous dites que vous aimez vos enfants plus que tout alors que vous êtes en train de leur voler leur futur devant leurs yeux. Tant que vous ne voudrez pas vraiment étudier ce qui doit être fait au lieu de regarder ce qui est politiquement acceptable, il n’y aura aucun espoir. »
Elle dit que les dirigeants proposent des solutions en fonction de leur situation et pas pour donner un meilleur avenir aux humains. Leurs solutions n’en sont pas.

Révolution

« On ne peut résoudre une crise sans considérer que c’en est une. Nous devons laisser les énergies fossiles dans le sol et nous concentrer sur les questions d’équité. Et si aucune solution n’est compatible avec le système actuel, alors il faut se résoudre à changer le système. Nous ne sommes pas venus jusqu’ici pour mendier auprès des dirigeants de ce monde. Ils nous ont ignorés jusqu’ici et comptent bien continuer à le faire. Les excuses n’ont plus cours et le temps manque. Nous sommes venus vous dire que l’heure du changement a sonné, que cela vous plaise ou non. Le pouvoir appartient au peuple. Merci »
Elle dit que les dirigeants refusent de voir le problème en face, peut-être parce qu’il faut faire une sorte de révolution. Elle réaffirme qu’elle et le mouvement qu’elle représente sont décidés à changer les choses. Au nom de la démocratie, elle dit que le mouvement pour le climat est légitime face à l’inaction des dirigeants.

Vidéo du discours

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